SRP

Réalisations et Etat actuel de la Lutte contre la Pauvreté

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 Mise en œuvre de la SRP  [top]


La mise en oeuvre de la SRP sera régie par les principes directeurs suivants: la proximité, le faire-faire, la transparence, la participation, la célérité, la subsidiarité, la complémentarité et la synergie. Sa réussite est étroitement liée à la pertinence et à l’efficacité des politiques budgétaires, au renforcement des capacités des structures chargées de la mise en œuvre et de l’amélioration de la coordination des différentes interventions, et à l’engagement de chaque acteur (Etat, Institutions républicaines, Collectivités, Société civile, Secteur privé, Partenaires au développement) d’assumer ses responsabilités.

Le Cadre institutionnel

Bien que la plupart des structures de l’Etat et de la Société civile ont y pris part, l’élaboration du DSRP a requis la mise en place d'un cadre institutionnel spécifique, constitué de:

 

Dans le contexte de mise en œuvre de la stratégie, les départements ministériels, centraux et techniques, ont la responsabilité de traduire les orientations stratégiques en actions concrètes, susceptibles d’affecter la vie des populations, par exemple, la composante éducation pour les départements en charge de ce secteur, la composante santé pour le département de la santé.

Pour une meilleure rationalisation des interventions au niveau sectoriel, la relance et la redynamisation des cellules CDMT (Cadre de Dépenses à Moyen Terme) vont s’imposer .

Par ailleurs, la nécessité d’un suivi global de la stratégie, de coordination des interventions et d’évaluation des performances milite en faveur d’un dispositif institutionnel spécifique et adapté aux exigences liées à la mission à accomplir. C'est pourquoi, un groupe thématique a été créé, avec la vocation de définir le système de suivi et évaluation à mettre en place pour la stratégie.

Au niveau régional et préfectoral, des cellules de suivi de la stratégie seront mises en place, telles que demandées par les populations lors des différentes consultations.

 

Le financement   [top]

Les actions proposées dans le cadre de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté peuvent être financées à partir de trois ressources principales :

·         Le Budget National (le Gouvernement doit nécessairement relever le défi que constitue la mobilisation des recettes budgétaires)

·         Les fonds PPTE (ressources provenant de l’allègement de la dette et versés sur un compte à la Banque Centrale)

·         Les apports des partenaires au développement

 

Les fonds PPTE sont utilisés pour :

·         Le paiement des salaires des enseignants contractuels

·         les dépenses de fonctionnement (titre III et IV) des secteurs prioritaires

·         les projets d’investissement publics, actions s’adressant directement aux populations défavorisées. Le choix des actions d’investissement se fait en fonction des priorités de la SRP et en tenant compte des autres financements déjà mobilisés.

La plupart des ressources PPTE programmés en 2002 a été effectivement engagée dans les secteurs prioritaires du DSRP et réalisée comme prévu (voir tableau "situation de l’exécution budgétaire dans les secteurs prioritaires"). On note de faibles taux d’exécution relatifs aux dépenses de fonctionnement (titre 3) dans les secteurs de la pêche (49%) et de l’enseignement supérieur (59%), et des dépenses excédentaires dans la même catégorie du fonds routier (127%). Pour ce qui est des dépenses sous le titre 4, on note des taux d’engagement et d’exécution réduits dans le secteur des affaires sociales (61% et 60%, respectivement). En dehors de ces variations, les dépenses pour les secteurs prioritaires ont été largement réalisées comme prévues.

Les contributions réalisées à partir des ressources PPTE se sont limitées, comme prévu, aux secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’enseignement pré-universitaire et des affaires sociales. Les taux d’engagement et paiement enregistrés jusqu’à la fin de l’année 2002 ont varié entre 91% (santé, titre 3) et 100%.

 

Les acteurs   [top]

La responsabilité de l’Etat

L’Etat est au cœur du dispositif. Ses responsabilités sont de :

  • Coordonner les interventions

  • matérialiser sa volonté à oeuvrer dans la lutte contre la pauvreté à travers la prise en compte dans la Loi des Finances des objectifs de réduction de pauvreté

  • assurer une meilleure  coordination des interventions

Une des caractéristiques essentielles de la SRP est de devoir canaliser tous les efforts, dans un cadre cohérent et de complémentarité, vers les mêmes objectifs de lutte contre la pauvreté. Cela exige du Gouvernement de la rigueur dans le ciblage de ses interventions, l’allocation de ses ressources ainsi que l’orientation des interventions des autres partenaires. A cet effet, un suivi régulier des interventions doit être assuré, en rapport avec la carte de la pauvreté et les priorités définies par les populations

Une des caractéristiques essentielles de la SRP est de devoir canaliser tous les efforts, dans un cadre cohérent et de complémentarité, vers les mêmes objectifs de lutte contre la pauvreté. Cela exige du Gouvernement de la rigueur dans le ciblage de ses interventions, l’allocation de ses ressources ainsi que l’orientation des interventions des autres partenaires. A cet effet, un suivi régulier des interventions doit être assuré, en rapport avec la carte de la pauvreté et les priorités définies par les populations. (Responsabilités: Autorités politiques, structure en charge de la coordination de la mise en œuvre de la SRP, DNPIP, DNP, DNDIP, les Cellules CDMT des secteurs prioritaires).

  • Améliorer le cadre de développement du secteur privé, grâce à une justice plus efficace et plus près des justiciables, un dispositif institutionnel adéquat et des infrastructures performantes et compétitives. Les défis liés à cette exigence sont réels.

  • faire des budgets programmes et du cadrage macro-économique (2007-2010),  les principaux instruments de mise en oeuvre de la SRP en incorporant  annuellement les besoins financiers des programmes sectoriels et multisectoriels

  • mettre l’accent au cours des trois prochaines années, sur: (i) la consolidation des actions entreprises en matière d’amélioration des procédures de gestion des ressources publiques à travers la mise en réseau des différentes régies financières ; (ii) la redynamisation des Cellules CDMT dans les secteurs prioritaires en vue d’une meilleure adéquation des ressources budgétaires aux objectifs sectoriels de réduction de la pauvreté; (iii) l’extension des budgets programmes à tous les secteurs prioritaires (iv) la restauration de la transparence dans la passation des marchés publics (v) l’articulation entre le système de programmation des investissements publics et les plans d’actions prioritaires du DSRP ; (vi) l’amélioration de l’appropriation par le gouvernement du processus de définition, de suivi et d’évaluation des politiques publiques ; (vii) le relèvement du taux d’exécution des dépenses publiques en faveur des secteurs prioritaires ; (viii) l’amélioration du taux d’absorption des financements extérieurs à travers le renforcement des capacités techniques des acteurs chargés de la mise en oeuvre des projets et programmes, et (ix) le renforcement du cadre de concertation entre le gouvernement et les bailleurs de fonds en vue d’une meilleure amélioration de l’efficacité de l’aide publique au développement.

    Le rôle des institutions républicaines est complémentaire à celui de l’exécutif assumant des responsabilités particulières qui consistent à : (i) travailler avec les organisations de la société civile et les bénéficiaires à participer au suivi et à l’évaluation de la mise en oeuvre de la SRP, (ii) intervenir directement dans le cycle budgétaire pour s’assurer que les préoccupations relatives à la lutte contre la pauvreté sont reflétées dans la Loi des Finances (iii) assurer un contrôle sur l’ensemble du processus, en vue de garantir la mise en œuvre efficace de la SRP.

    Les Collectivités décentralisées

  • assurer la mobilisation des populations pour leur adhésion au processus et aux efforts de lutte contre la pauvreté

  • identifier les besoins réels des communautés et participer à l’élaboration des projets et programmes en vue d’une meilleure définition des actions à mener

  • élaborer et s’approprier la mise en œuvre des Programmes de Développement Locaux (PDL) reconnu comme document de référence et cadre opérationnel pour tous les intervenants au niveau déconcentré

  • participer au processus de passation de marchés au niveau déconcentré

  • assurer le suivi de proximité des projets (alphabétisation, éducation civique, formation, infrastructures, activités génératrices de revenus) et à l’appropriation des résultats et entretenir les infrastructures communautaires

  • faire une appréciation objective des résultats et impacts des actions réalisées

 

La responsabilité des populations,
des collectivités à la base et des organisations de la Société civile
   
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  • renforcer la mutation rapide des communautés à la base et leur  responsabilisation sur les questions de développement, contribuant ainsi à la création des conditions d’un développement soutenu et durable

  • assurer l’intermédiation entre les populations à la base, les partenaires au développement et l’Etat, à travers: (i) l’appui à la mobilisation de ressources financières (ii) la préparation et l’exécution des projets et programmes; (iii) la réalisation d’actions d’animation, d’information, d’éducation, d’alphabétisation, de sensibilisation, de vulgarisation des dispositions légales et réglementaires ; (iv) la participation aux différentes instances de concertation sur le développement en général et la SRP en particulier 

Pendant tout le processus de formulation de la stratégie, il a été souligné la nécessité d’associer les populations dans la phase de mise en œuvre et de suivi de la stratégie. C’est dans cet esprit que la déconcentration et la décentralisation de la gestion publique ont été initiées.

Cette politique n’aura toute son efficacité que si les populations à la base s’impliquent véritablement, en contribuant à la réflexion et aux discussions sur les choix des actions de développement et en exigeant des résultats de la part de ceux qui ont la responsabilité de les gérer.

Ainsi, le choix de réhabiliter une piste rurale au lieu de construire une école doit répondre à une priorité des populations, plutôt qu’à une logique des gestionnaires. A cet égard, les plans de développement local sont importants et doivent être étendus sur l’ensemble du territoire.

 

La responsabilité du secteur privé   [top]

Le secteur privé est le principal acteur de la création des richesses et de la distribution des revenus. A ce titre, il est au cœur de la stratégie de réduction de la pauvreté. Les opérateurs du privé doivent travailler en partenariat avec le Gouvernement pour l’amélioration du cadre de développement du secteur. Ceci par le respect de la réglementation en la matière, la participation au développement des infrastructures de base et la dénonciation des pratiques préjudiciables à l’environnement économique. Il revient également au secteur privé de réaliser les investissements nécessaires dans les secteurs productifs, de développer le potentiel économique existant et d’assurer la distribution de revenus.  

 

La responsabilité des partenaires au développement   [top]

  • Collaborer avec le Gouvernement afin d’introduire des mécanismes communs de planification, de gestion et d’acheminement de l’aide.

  • aligner et harmoniser leurs politiques par rapport au processus de la SRP.

  • simplifier la complexité des procédures et conditions d’accès à l’aide au développement ainsi que les critères d’appréciation des performances  (conditionnalités de l’aide) .

  • mettre en place des stratégies d’assistance communes.

Les partenaires au développement insèrent leur intervention dans un cadre unique avec des apports financiers, techniques et matériel nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie. Ils participent au suivi des actions. Pour les détails voir liste des contributions des partenaires internationaux.

 

Les mesures prises pour le DSRP 1   [top]

La Stratégie nationale de réduction de la pauvreté a été adoptée par le Gouvernement en janvier 2002. Mais, sa mise en œuvre a commencé bien avant, dès après la définition de ses grandes orientations en 2000.

Pour qualifier la gestion des ressources publiques et améliorer leurs impacts sur les conditions de vie des populations, plusieurs réformes ont été mises en œuvre dans le sens de la déconcentration / décentralisation de la gestion publique, l’amélioration de la transparence et le renforcement du contrôle. Au titre de ces réformes on notera :

  • l’adoption d’une nouvelle nomenclature budgétaire permettant la ventilation des crédits budgétaires jusqu’à la petite structure bénéficiaire (école, centre de santé etc.) ainsi que le suivi de l’exécution,

  • l’élaboration du budget sur la base des objectifs prioritaires de la SRP: depuis 2001, les objectifs fixés pour le point d’achèvement et leurs coûts correspondants sont intégralement pris en charge par le budget, 

  • le transfert en faveur des régions et préfectures des compétences de passation, de gestion, de suivi et d’évaluation des marchés publics. En 2002, le transfert des marchés était limité à un seuil maximum de 100 millions de FG pour les préfectures et 300 millions pour les régions,

  • le renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques, notamment à travers la publication, par la presse publique et privée, des transferts ressources vers la base,

  • la réorganisation de la DNT (Direction National du Trésor) : création de l’Agence comptable centrale du Trésor et l’érection de la Paierie générale du Trésor, de la Recette centrale du Trésor et des Trésoreries régionales en postes comptables principaux de l’Etat. Les titulaires de ces postes sont justiciables auprès de la Chambre des comptes,

  • la modernisation des procédures comptables : informatisation de la comptabilité au niveau des principaux postes comptables (Agence comptable centrale du Trésor, Paierie centrale du Trésor, Recette spéciale des Impôts, Recette spéciale de la Douane et Trésorerie principale de Conakry), interconnexion entre la chaîne comptable du Trésor et la chaîne des dépenses en vue de permettre un transfert automatique des données entre les deux chaînes. Outre l’harmonisation des données administratives et comptables, les facilités de suivi et de contrôle, ce nouveau système facilite l’élaboration des rapports de comptes à soumettre à la Chambre des comptes aux fins de la Loi de règlement,

  • le renforcement de la tenue de la comptabilité matière et la systématisation du contrôle effectif du service fait ;

  • la formation des cadres de toutes les régions sur les techniques et procédures afférentes à la gestion déconcentrée des ressources.

Pour illustrer que l’élaboration du budget est basé sur les objectifs prioritaires de la stratégie, on peut noter que la part des secteurs prioritaires dans les dépenses totales de fonctionnement hors dépenses de sécurité s’élève à 46%. Cette mesure permet par exemple d’envisager le recrutement de 3.790 agents permanents et 3.679 agents contractuels. dont :

  • 2.500 maîtres contractuels et 1.500 agents titularisés au compte de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Education Civique,

  • 1.000 agents alphabétiseurs au compte des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de l’Enfance,

  • 100 agents permanents pour l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle,

  • 170 agents permanents et 50 contractuels temporaires pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique,

  • 500 agents permanents et 41 contractuels temporaires pour la santé, et

  • 269 agents permanents pour le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.

Comme autre exemple d’enveloppe inscrite au budget 2003, il y a 11,8 milliard de FG qui vise à renforcer certaines actions spécifiques axées sur la réduction de la pauvreté en faveur des couches sociales vulnérables,

  • alphabétisation des femmes : 2,3 milliards

  • appuis aux activités économiques des femmes : 2,25 milliards

  • soutien aux activités des jeunes et à la promotion de l’emploi : 3 milliards

  • poursuite du programme de l’AGETIP : 2 milliards.  

La part des secteurs prioritaires dans les dépenses d’investissement en BND a été de 58,6% en 2005 en diminution par rapport à 2004 où elle était de 73,3%. Cependant, celle des secteurs sociaux tels que l’éducation et la santé a connu une augmentation. De 5,8% en 2004, le secteur de l’éducation a bénéficié de 13,5% du BND en 2005, alors que la santé est passée de 1,7% à 5,6% pour la même période.

   

Problèmes rencontrés et facteurs positifs dans la mise en oeuvre   [top]

En termes généraux, les conditions cadre pour la mise en œuvre du DSRP en 2002 et au début de l’année 2003 ont été difficiles.

Les principaux problèmes rencontrés sont :

  • situation conflictuelle soutenue à la frontière guinéenne-libérienne,

  • conflits politiques et militaires en Côte-d’Ivoire se répercutant sur le nombre de réfugiés en Guinée,

  • délai important du Programme indicatif du 9e FED (Union européenne),

  • une évaluation pas entièrement satisfaisante du programme convenu avec le FMI avec des conséquences négatives pour l’avancement vers le point d’achèvement,

  • une détérioration sensible de l’offre des services d’eau et d’électricité.

Ces facteurs ont eu des effets négatifs non seulement sur l’image du pays dans la communauté internationale, mais aussi sur le fonctionnement des administrations publiques et leur contribution à la mise en œuvre de la politique économique et social du pays.

 

Des facteurs positifs ont caractérisé la situation de la Guinée durant cette période:

  • tendance à la normalisation de la situation en Sierra Leone,

  • reprise des négociations portant sur l’intégration régionale (Manu River Union),

  • appréciation positive de plusieurs bailleurs de fonds pour ce qui est de l’état d’avancement des réformes politiques et économiques,

  • accord sur le financement de deux projets importants financés par la Banque africaine de développement (BAD) : (a) hydraulique rurale et (b) développement durable dans les régions de Haute et Moyenne Guinée, les deux régions les plus touchées par la pauvreté

La situation actuelle   [top]

Grâce aux efforts de mobilisation des ressources internes et à l’appui des partenaires au développement, en partie à travers l’initiative PPTE, plusieurs réalisations ont été entreprises en vue d’améliorer le cadre de vie des populations et renforcer les niveaux de production et des revenus. Quelques résultats appréciables peuvent être notés

Les résultats ont été au dessous des attentes.

Au plan de la croissance économique, le taux de croissance économique annuel moyen s’est établi à environ 2,3%, contre un objectif de 5% initialement fixé dans le premier DSRP. Quant à l’inflation, en glissement annuel, elle est passée de 5,4% en 2002 à 39,1% en 2006, contribuant ainsi à une détérioration du pouvoir d’achat des populations. Au niveau de la politique monétaire, le niveau des réserves de changes a été de 1,1 mois d’importation contre un objectif de 6 mois défini dans le DSRP1.

Au plan de la réduction de la pauvreté, l’incidence de la pauvreté au niveau national, qui était de 49,2% en 2002, est passée à 53,6% en 2005, contre 50,1% en 2004, soit une détérioration de 4,4% en quatre ans. De même, l’offre et la qualité des services publics de base se sont sensiblement détériorées. En 2005, plus d’un enfant sur cinq (21%) n’avait pas encore accès à l’éducation primaire, tandis que le taux de mortalité infanto - juvénile s’élevait à 163‰ et celui de la mortalité maternelle à 980 pour 100.000 naissances.

Dans le domaine de l’éducation, la contribution de l’Etat, en termes de dépenses courantes, est passée de 165, 46 milliards en 2004 à 197,92 milliards en 2005. Cependant, malgré cette augmentation, elle ne représente que 1,7% du PIB contre une moyenne de 4% en Afrique subsaharienne. Le nombre de salle de classes est passé de 25.863 en 2004 à 27.018 en 2005. L’effectif des enseignants est en progression : 26.897, dont 6.540 femmes. En terme d’impact, le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 77% en 2004 à 79% en 2005 ; celui des filles de 70 à 73% 2005. En outre, l’écart de scolarisation entre les filles et les garçons s’est sensiblement réduit : le ratio filles/garçons au primaire est passé de 0,76 en 2004 à 0,79 en 2005, au secondaire, ce ratio varie de 0,47 à 0,49.

Dans le secteur de la santé, les taux de mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile ont baissé de 98 pour mille à 91, de 88 pour mille à 79 et de 177 pour mille à 163 respectivement entre 1999 et 2005.

Dans le cadre de la lutte contre les maladies cibles du PEV, le taux de couverture vaccinale du DTCP3 a connu une amélioration en passant de 63% à 89% entre 2004 et 2005. En termes de couverture préfectorale, 30 préfectures sur 33 ont un taux de vaccination de DTCP3 supérieur à 80%. Les taux d’antigènes VAR et VAA se sont améliorés allant de 60 à 82% et de 77 à 84% entre 2004 et 2005.

Le nombre de postes de santé intégrés est passé de 604 à 623, contre 395 à 399 pour les centres de santé pour la période allant de 2004 à 2005.

Dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA, le taux de prévalence est de 1,5%, contre 1,9% pour les femmes. 18 sites sentinelles de surveillance épidémiologique ont été implantés, 5 centres de conseil et de dépistage volontaires et 4 centres de traitement ambulatoires sont opérationnels. L’accès aux médicaments anti-rétroviraux a été amélioré avec un coût ayant baissé de 720.000 à 35.000 FG.

Pour la promotion et la protection sociales, les acquis se rapportent à l’élaboration du projet de loi portant promotion et protection des personnes handicapées, à la réalisation de l’étude sur la situation de la famille en Guinée, à l’évaluation positive de la première action de réinsertion de 97 locataires de la cité de solidarité à Lorombo (CRD de Cisséla).

Pour le sous secteur de l’eau, le nombre de points d’eau aménagés au compte du SNAPE est passé de 749 en 2002 à 252 forages en 2005. Les investissements ont permis d’améliorer l’accès des ménages à l’eau potable qui est passé de 51,2% en 1994 à près de 62% en en 2002/2003.

Pour le sous secteur de l’énergie, la consommation d’énergie par habitant est encore faible, moins d’une demi-tonne équivalent pétrole (TEP) dont 80% provenant de la biomasse, 18% des hydrocarbures et 2% d’électricité ; l’accès à l’électricité est passé de 19,5 en 1994/1995 à 18,4 en 2002/2003.

Pour les télécommunications, la téléphonie cellulaire a connu une grande expansion ; le nombre d’opérateurs a augmenté, la couverture du réseau GSM aux villes de l’intérieur, considérablement accrue ainsi que le parc de téléphone mobile et du nombre d’abonnés.

Pour les transports, 302 Km ont été bitumés sur l’axe Kankan – Kourémalé, près de 100 Km de routes bitumées dans les villes, près de 700 Km de pistes rurales réhabilités et près de 800 entretenus, les ouvrages sur la Fatala et les affluents du Niger réalisés et la poursuite de l’aménagement de la route 2x2 Tombo-Gbessia.

Pour l’urbanisme, l’habitat et l’assainissement, la commercialisation et l’aménagement de parcelles à usage d’habitation à prix modéré ont été poursuivis dans les zones de Sonfonia et de Keitayah ; ensuite la construction de 2.535 ouvrage d’assainissement, de 60 latrines publiques, l’achèvement de 5 mini stations de traitement sur les sites de grands équipements collectifs de Dixinn (dont l’université et le CHU de Donka) ont été réalisées et la poursuite des travaux d’assainissement et eau dans les Communes de Kaloum, Dixinn, Matam et Ratoma.

Pour le secteur agricole, les productions vivrières (riz, mais, fonio, manioc et arachide) ont sensiblement augmenté. Le riz est passé de 900.000 tonnes en 2004 à 972.000 en 2005, le mais de 389.000 à 423.000 tonnes, le fonio de 188.000 à 199.000 tonnes et l’arachide de 157.000 à 168.000 tonnes pour la même période. L’accroissement de la production rizicole a permis la réduction des importations de 333.236 tonnes en 2004 à 282.298 tonnes en 2005.

Pour la pêche, les prévissions de recettes de 21 milliards de Francs guinéens ont été réalisées à 100% et versées au trésor public. En plus des résultats significatifs ont été enregistrés dans le domaine de la recherche scientifique et de l’amélioration du niveau de connaissance de l’état des ressources halieutiques. Enfin, 341 sorties ont été effectuées dans le cadre de la surveillance côtière et 18 navires en infraction de pêche arraisonnés.

Pour le secteur minier, son taux de croissance s’est amélioré, passant de 1,1% en 2004 à 3,6% en 2005. Egalement, 248 permis de recherche ont été octroyés et de grands projets miniers (Usine d’alumine de Sangarédi, Usine d’alumine de Kamsar) ont vu le jour.

 


 Les Réalisations  [top]


Des exemples d’actions

Les actions suivantes ont été entreprises grâce à la mobilisation des fonds PPTE (source : Finance Infos No. 1, nov.-déc. 2002 :

Education : Réhabilitation, construction, équipement de salles de classes de l’élémentaire

Une première tranche du programme a démarré avec la rénovation de 810 salles de classes et la construction de 38 nouvelles salles, soit au total 204 écoles et l’acquisition de 13800 tables bancs.

Réhabilitation et construction de pistes rurales et des ouvrages de franchissement

Pour la période 2001-2005, cette activité vise à atteindre un objectif national de 5000 km à réhabiliter et 13500 km à entretenir et s’élève à 12,45 milliard de francs guinéens.

Le traitement de points critiques de plus de 500 km a démarré ainsi que la construction de 17 ouvrages de franchissement d’une longueur totale de 201 ml. Les préfectures de Boké, Dabola, Macenta, Kindia, Forécariah, Labé, Pita, Beyla, Kankan, Kissidougou, N’Zérikoré, Dalaba, Mamou, Tougué sont concernées.

L’aménagement de villages de pêcheurs

Des études d’exécution pour la mise en place d’infrastructures de production (aménagement de débarcadères, hall de fumage…) et d’infrastructures socio-économiques ont été lancées dans 4 villages maritimes (Kindiadi, Tougnifidi et Koukoudé dans la préfecture de Boffa et l’île de Kassa) et 3 villages continentaux (Balendougouba et Djarabela à Madiana et Tiguibiri à Siguiri).

La construction de forages
et la réhabilitat
ion de points d’eau

Des marchés ont été signés pour environ 13 milliards de GNF pour la construction de 118 forages à Dabola et Dinguiraye, 118 forages à Kissidougou, 72 forages à Tougué et Koubia, 60 forages à Kindia et 30 forages à Télimélé et pour la réhabilitation de 270 points d’eau.

Réhabilitation et équipement des justices de paix renforcées

Dans le cadre du renforcement des capacités juridiques, les marchés de rénovation de 9 juridictions (Fria, Dubreka, Boffa, Mali, Lélouma, Koubia, Tougué, Mandiana et Kérouané) ainsi qu’un marché d’acquisition de mobilier ont été signé pour 993 millions de francs guinéens.

 

Listes des projets et réalisations  [top]

Pour plus de détails sur les réalisations et projets PPTE, voir les documents suivants
à télécharger:

Liste de projets forage à Kindia 05a_forage PPTE_kindia.xls 25 KB

Liste de projets forage à Telemele 05b_forage PPTE_Telemele.xls 25 KB

Liste de projets forage à Daboladinguiraye 05c_forage PPTE_daboladinguiraye.xls 20 KB

Liste de projets forage à Kissidougou 05d_ forage PPTE_kissidougou.xls 35 KB

Programme de réhabilitation des infrastructures scolaires de l’élémentaire
05e_renovation_ecole_PPTE.doc 180 KB

 

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