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Mise
en œuvre de la SRP [haut]
La mise en oeuvre
de la SRP sera régie par les principes directeurs suivants: la
proximité, le faire-faire, la transparence, la participation, la
célérité, la subsidiarité, la complémentarité et la synergie. Sa
réussite est étroitement liée à la pertinence et à l’efficacité des
politiques budgétaires, au renforcement des capacités des structures
chargées de la mise en œuvre et de l’amélioration de la coordination des
différentes interventions, et à l’engagement de chaque acteur (Etat,
Institutions républicaines, Collectivités, Société civile, Secteur
privé, Partenaires au développement) d’assumer ses responsabilités.
Le Cadre
institutionnel
Bien que la plupart des structures de l’Etat et de la
Société civile ont y pris part, l’élaboration du DSRP a requis la mise en
place
d'un cadre institutionnel spécifique, constitué de:
Dans le contexte de mise en œuvre de la stratégie, les
départements ministériels, centraux et techniques,
ont la
responsabilité de traduire les orientations stratégiques en actions
concrètes, susceptibles d’affecter la vie des populations, par exemple,
la composante éducation pour les départements en
charge de ce secteur, la composante santé pour le département de la santé.
Pour une meilleure rationalisation des interventions
au niveau sectoriel, la relance et la redynamisation des cellules CDMT
(Cadre de Dépenses à
Moyen Terme) vont
s’imposer .
Par ailleurs, la nécessité d’un suivi global de la
stratégie, de coordination des interventions et d’évaluation des
performances milite en faveur d’un dispositif institutionnel spécifique et
adapté aux exigences liées à la mission à accomplir.
C'est pourquoi, un groupe thématique a été créé, avec la vocation de
définir le système de suivi et évaluation à mettre en place pour la
stratégie.
Au niveau régional et préfectoral, des cellules de
suivi de la stratégie seront mises en place, telles que demandées par les
populations lors des différentes consultations.
Instruments de mise en œuvre du DSRP2
Plus que par le
passé, le gouvernement entend combler les lacunes décelées lors de la
mise en œuvre du DSRP1 et faire du DSRP 2, l’unique cadre opérationnel
d’intervention de tous les acteurs impliqués dans le domaine de lutte
contre la pauvreté. Il entend également renforcer la programmation
budgétaire pour prendre en compte les objectifs du DSRP.
Par ailleurs,
l’Etat compte utiliser de manière efficace et efficiente l’ensemble des
instruments qu’il dispose pour la mise en œuvre du DSRP2, il s’agit
entre autres de :
-
Programme
d’Appui aux Communautés Villageoises (PACV2) ;
-
Programme Elargi
de Vaccination (PEV) ;
-
Programme
National des Infrastructures Rurales (PNIR2) ;
-
Programme
Education Pour Tous (PEPT) ;
-
Programme
National de Lutte contre le Paludisme
-
Programme
National de lutte Anti-Tuberculose (PNLAT)
-
Cadres de
Dépenses à Moyen Termes (CDMT).
-
Cadrage
macroéconomique (2006-2010)
Le
financement
[haut]
Les
actions proposées dans le cadre de la Stratégie de Réduction de la
Pauvreté peuvent être financées à partir de trois ressources
principales :
·
Le
Budget National (le Gouvernement doit nécessairement relever le défi que
constitue la mobilisation des recettes budgétaires)
·
Les
fonds PPTE (ressources provenant de l’allègement de la dette et versés
sur un compte à la Banque Centrale)
·
Les
apports des partenaires au développement
Les
fonds PPTE sont utilisés pour :
·
Le
paiement des salaires des enseignants contractuels
·
les
dépenses de fonctionnement (titre III et IV) des secteurs prioritaires
·
les
projets d’investissement publics, actions s’adressant directement aux
populations défavorisées. Le choix des actions d’investissement se fait
en fonction des priorités de la SRP et en tenant compte des autres
financements déjà mobilisés.
La plupart des
ressources PPTE programmés en 2002 a été effectivement engagée dans les
secteurs prioritaires du DSRP et réalisée comme prévu (voir
tableau
"situation
de l’exécution budgétaire dans les secteurs prioritaires").
On note de faibles taux d’exécution relatifs aux dépenses de
fonctionnement (titre 3) dans les secteurs de la pêche (49%) et de
l’enseignement supérieur (59%), et des dépenses excédentaires dans la même
catégorie du fonds routier (127%). Pour ce qui est des dépenses sous le
titre 4, on note des taux d’engagement et d’exécution réduits dans le
secteur des affaires sociales (61% et 60%, respectivement). En dehors de
ces variations, les dépenses pour les secteurs prioritaires ont été
largement réalisées comme prévues.
Les
contributions réalisées à partir des ressources PPTE se sont limitées,
comme prévu, aux secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’enseignement
pré-universitaire et des affaires sociales. Les taux d’engagement et
paiement enregistrés jusqu’à la fin de l’année 2002 ont varié entre 91%
(santé, titre 3) et 100%.
Les acteurs
[haut]
La
responsabilité de l’Etat
L’Etat
est
au cœur du dispositif. Ses responsabilités sont
de :
-
Coordonner les interventions
-
matérialiser sa
volonté à oeuvrer dans la lutte contre la pauvreté à travers la prise en
compte dans la Loi des Finances des objectifs de réduction de pauvreté
-
assurer une
meilleure coordination des interventions
Une des
caractéristiques essentielles de la SRP est de devoir canaliser tous les
efforts, dans un cadre cohérent et de complémentarité, vers les mêmes
objectifs de lutte contre la pauvreté. Cela exige du Gouvernement de la
rigueur dans le ciblage de ses interventions, l’allocation de ses
ressources ainsi que l’orientation des interventions des autres
partenaires. A cet effet, un suivi régulier des interventions doit être
assuré, en rapport avec la carte de la pauvreté et les priorités
définies par les populations
Une des caractéristiques essentielles de la SRP est de
devoir canaliser tous les efforts, dans un cadre cohérent et de
complémentarité, vers les mêmes objectifs de lutte contre la pauvreté.
Cela exige du Gouvernement de
la
rigueur dans le ciblage de ses
interventions, l’allocation de ses ressources ainsi que l’orientation des
interventions des autres partenaires. A cet effet, un suivi régulier des
interventions doit être assuré, en rapport avec la carte de la pauvreté et
les priorités définies par les populations. (Responsabilités: Autorités
politiques, structure en charge de la coordination de la mise en œuvre de
la SRP, DNPIP, DNP, DNDIP, les Cellules CDMT des secteurs prioritaires).
-
Améliorer le cadre de développement du secteur privé, grâce à une
justice plus efficace et plus près des justiciables, un dispositif
institutionnel adéquat et des infrastructures performantes et
compétitives. Les défis liés à cette exigence sont réels.
-
faire des budgets
programmes et du cadrage macro-économique (2007-2010), les principaux
instruments de mise en oeuvre de la SRP en incorporant annuellement les
besoins financiers des programmes sectoriels et multisectoriels
-
mettre l’accent au
cours des trois prochaines années, sur: (i) la consolidation des actions
entreprises en matière d’amélioration des procédures de gestion des
ressources publiques à travers la mise en réseau des différentes régies
financières ; (ii) la redynamisation des Cellules CDMT dans les secteurs
prioritaires en vue d’une meilleure adéquation des ressources
budgétaires aux objectifs sectoriels de réduction de la pauvreté; (iii)
l’extension des budgets programmes à tous les secteurs prioritaires (iv)
la restauration de la transparence dans la passation des marchés publics
(v) l’articulation entre le système de programmation des investissements
publics et les plans d’actions prioritaires du DSRP ; (vi)
l’amélioration de l’appropriation par le gouvernement du processus de
définition, de suivi et d’évaluation des politiques publiques ; (vii) le
relèvement du taux d’exécution des dépenses publiques en faveur des
secteurs prioritaires ; (viii) l’amélioration du taux d’absorption des
financements extérieurs à travers le renforcement des capacités
techniques des acteurs chargés de la mise en oeuvre des projets et
programmes, et (ix) le renforcement du cadre de concertation entre le
gouvernement et les bailleurs de fonds en vue d’une meilleure
amélioration de l’efficacité de l’aide publique au développement.
Le rôle des institutions républicaines est complémentaire à celui de
l’exécutif assumant des responsabilités particulières qui consistent à :
(i) travailler avec les organisations de la société civile et les
bénéficiaires à participer au suivi et à l’évaluation de la mise en
oeuvre de la SRP, (ii) intervenir directement dans le cycle budgétaire
pour s’assurer que les préoccupations relatives à la lutte contre la
pauvreté sont reflétées dans la Loi des Finances (iii) assurer un
contrôle sur l’ensemble du processus, en vue de garantir la mise en
œuvre efficace de la SRP.
Les Collectivités décentralisées
-
assurer la
mobilisation des populations pour leur adhésion au processus et aux
efforts de lutte contre la pauvreté
-
identifier les
besoins réels des communautés et participer à l’élaboration des projets
et programmes en vue d’une meilleure définition des actions à mener
-
élaborer et
s’approprier la mise en œuvre des Programmes de Développement Locaux
(PDL) reconnu comme document de référence et cadre opérationnel pour
tous les intervenants au niveau déconcentré
-
participer au
processus de passation de marchés au niveau déconcentré
-
assurer le suivi
de proximité des projets (alphabétisation, éducation civique, formation,
infrastructures, activités génératrices de revenus) et à l’appropriation
des résultats et entretenir les infrastructures communautaires
-
faire une
appréciation objective des résultats et impacts des actions réalisées
La
responsabilité des populations,
des collectivités à la base et des organisations de la Société civile
[haut]
-
renforcer la
mutation rapide des communautés à la base et leur responsabilisation
sur les questions de développement, contribuant ainsi à la création
des conditions d’un développement soutenu et durable
-
assurer
l’intermédiation entre les populations à la base, les partenaires au
développement et l’Etat, à travers: (i) l’appui à la mobilisation de
ressources financières (ii) la préparation et l’exécution des projets
et programmes; (iii) la réalisation d’actions d’animation,
d’information, d’éducation, d’alphabétisation, de sensibilisation, de
vulgarisation des dispositions légales et réglementaires ; (iv) la
participation aux différentes instances de concertation sur le
développement en général et la SRP en particulier
Pendant tout le processus de formulation de la
stratégie, il a été souligné la nécessité d’associer les populations dans
la phase de mise en œuvre et de suivi de la stratégie. C’est dans cet
esprit que la déconcentration et la décentralisation de la gestion
publique ont été
initiées.
Cette politique n’aura toute son efficacité que si les
populations à la base s’impliquent véritablement, en contribuant à la
réflexion et aux discussions sur les choix des actions de développement et
en exigeant des résultats de la part de ceux qui ont la responsabilité de
les gérer.
Ainsi, le choix de réhabiliter une piste rurale au
lieu de construire une école doit répondre à une priorité des populations,
plutôt qu’à une logique des gestionnaires. A cet égard, les plans de
développement local sont importants et doivent être étendus sur l’ensemble
du territoire.
La
responsabilité du secteur privé
[haut]
Le secteur privé est le principal acteur de la
création des richesses et de la distribution des revenus. A ce titre, il
est au cœur de la stratégie de réduction de la pauvreté. Les opérateurs du
privé doivent travailler en partenariat avec le Gouvernement pour
l’amélioration du cadre de développement du secteur. Ceci par le respect
de la réglementation en la matière, la participation au développement des
infrastructures de base et la dénonciation des pratiques préjudiciables à
l’environnement économique. Il revient également au secteur privé de
réaliser les investissements nécessaires dans les secteurs productifs, de
développer le potentiel économique existant et d’assurer la distribution
de revenus.
La
responsabilité des partenaires au développement
[haut]
-
Collaborer
avec le Gouvernement afin d’introduire des mécanismes communs de
planification, de gestion et d’acheminement de l’aide.
-
aligner et
harmoniser leurs politiques par rapport au processus de la SRP.
-
simplifier la
complexité des procédures et conditions d’accès à l’aide au
développement ainsi que les critères d’appréciation des performances
(conditionnalités de l’aide) .
-
mettre en place
des stratégies d’assistance communes.
Les partenaires au développement insèrent leur
intervention dans un cadre unique avec des apports financiers, techniques
et matériel nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie. Ils
participent au suivi des actions. Pour les détails voir
liste des contributions
des partenaires internationaux.
Les mesures
prises
pour le DSRP 1
[haut]
La Stratégie
nationale de réduction de la pauvreté a été adoptée par le Gouvernement en
janvier 2002. Mais, sa mise en œuvre a commencé bien avant, dès après la
définition de ses grandes orientations en 2000.
Pour qualifier la
gestion des ressources publiques et améliorer leurs impacts sur les
conditions de vie des populations, plusieurs réformes ont été mises en
œuvre dans le sens de la déconcentration / décentralisation de la gestion
publique, l’amélioration de la transparence et le renforcement du
contrôle. Au titre de ces réformes on notera :
-
l’adoption d’une
nouvelle nomenclature budgétaire permettant la ventilation des crédits
budgétaires jusqu’à la petite structure bénéficiaire (école, centre de
santé etc.) ainsi que le suivi de l’exécution,
-
l’élaboration du
budget sur la base des objectifs prioritaires de la SRP: depuis 2001,
les objectifs fixés pour le point d’achèvement et leurs coûts
correspondants sont intégralement pris en charge par le budget,
-
le transfert en
faveur des régions et préfectures des compétences de passation, de
gestion, de suivi et d’évaluation des marchés publics. En 2002, le
transfert des marchés était limité à un seuil maximum de 100 millions de
FG pour les préfectures et 300 millions pour les régions,
-
le renforcement de
la transparence dans la gestion des ressources publiques, notamment à
travers la publication, par la presse publique et privée, des transferts
ressources vers la base,
-
la réorganisation de
la DNT (Direction National du Trésor) : création de l’Agence comptable
centrale du Trésor et l’érection de la Paierie générale du Trésor, de la
Recette centrale du Trésor et des Trésoreries régionales en postes
comptables principaux de l’Etat. Les titulaires de ces postes sont
justiciables auprès de la Chambre des comptes,
-
la modernisation des
procédures comptables : informatisation de la comptabilité au niveau des
principaux postes comptables (Agence comptable centrale du Trésor,
Paierie centrale du Trésor, Recette spéciale des Impôts, Recette
spéciale de la Douane et Trésorerie principale de Conakry),
interconnexion entre la chaîne comptable du Trésor et la chaîne des
dépenses en vue de permettre un transfert automatique des données entre
les deux chaînes. Outre l’harmonisation des données administratives et
comptables, les facilités de suivi et de contrôle, ce nouveau système
facilite l’élaboration des rapports de comptes à soumettre à la Chambre
des comptes aux fins de la Loi de règlement,
-
le renforcement de
la tenue de la comptabilité matière et la systématisation du contrôle
effectif du service fait ;
-
la formation des
cadres de toutes les régions sur les techniques et procédures afférentes
à la gestion déconcentrée des ressources.
Pour illustrer que
l’élaboration du budget est basé sur les objectifs prioritaires de la
stratégie, on peut noter que
la part des secteurs prioritaires dans les dépenses totales de
fonctionnement hors dépenses de sécurité s’élève à 46%.
Cette
mesure permet par exemple d’envisager
le recrutement de 3.790
agents permanents et 3.679 agents contractuels. dont :
-
2.500 maîtres contractuels et 1.500 agents titularisés au
compte de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Education Civique,
-
1.000 agents alphabétiseurs au compte des Affaires Sociales,
de la Promotion Féminine et de l’Enfance,
-
100 agents permanents pour l’Enseignement Technique et de la
Formation Professionnelle,
-
170 agents permanents et 50 contractuels temporaires pour
l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique,
-
500 agents permanents et 41 contractuels temporaires pour la
santé, et
-
269 agents permanents pour le Ministère de l’Agriculture et
de l’Elevage.
Comme autre exemple
d’enveloppe inscrite au budget 2003, il y a 11,8 milliard de FG qui vise à
renforcer certaines actions spécifiques axées sur la réduction de la
pauvreté en faveur des couches sociales vulnérables,
-
alphabétisation des femmes : 2,3 milliards
-
appuis aux activités économiques des femmes : 2,25 milliards
-
soutien aux activités des jeunes et à la promotion de
l’emploi : 3 milliards
-
poursuite du programme de l’AGETIP : 2 milliards.
La part des secteurs prioritaires dans les dépenses d’investissement en
BND a été de 58,6% en 2005 en diminution par rapport à 2004 où elle
était de 73,3%. Cependant, celle des secteurs sociaux tels que
l’éducation et la santé a connu une augmentation. De 5,8% en 2004, le
secteur de l’éducation a bénéficié de 13,5% du BND en 2005, alors que la
santé est passée de 1,7% à 5,6% pour la même période.
Problèmes
rencontrés et facteurs positifs dans la mise en oeuvre
[haut]
En termes
généraux, les conditions cadre pour la mise en œuvre du DSRP en 2002 et au
début de l’année 2003 ont été difficiles.
Les principaux
problèmes rencontrés sont :
-
situation conflictuelle soutenue à la frontière
guinéenne-libérienne,
-
conflits politiques et militaires en Côte-d’Ivoire se
répercutant sur le nombre de réfugiés en Guinée,
-
délai important du Programme indicatif du 9e FED
(Union européenne),
-
une évaluation pas
entièrement satisfaisante du programme convenu avec le FMI avec des conséquences négatives pour l’avancement vers le
point d’achèvement,
-
une détérioration
sensible de l’offre des services d’eau et d’électricité.
Ces facteurs
ont eu des effets négatifs non seulement sur l’image du pays dans la
communauté internationale, mais aussi sur le fonctionnement des
administrations publiques et leur contribution à la mise en œuvre de la
politique économique et social du pays.
Des facteurs
positifs ont caractérisé la situation de la Guinée durant cette période:
-
tendance à la normalisation de la situation en Sierra Leone,
-
reprise des négociations portant sur l’intégration régionale
(Manu River Union),
-
appréciation positive de plusieurs bailleurs de fonds pour ce
qui est de l’état d’avancement des réformes politiques et économiques,
-
accord sur le financement de deux projets importants financés
par la Banque africaine de développement (BAD) : (a) hydraulique rurale
et (b) développement durable dans les régions de Haute et Moyenne
Guinée, les deux régions les plus touchées par la pauvreté.
La
situation actuelle
[haut]
Grâce aux efforts de mobilisation des ressources
internes et à l’appui des partenaires au développement, en partie à
travers l’initiative PPTE, plusieurs réalisations ont été entreprises en
vue d’améliorer le cadre de vie des populations et renforcer les niveaux
de production et des revenus. Quelques résultats appréciables peuvent être
notés
Les résultats ont été au dessous des attentes.
Au plan de la croissance économique,
le taux de croissance économique annuel moyen s’est établi à environ
2,3%, contre un objectif de 5% initialement fixé dans le premier DSRP.
Quant à l’inflation, en glissement annuel, elle est passée de 5,4% en
2002 à 39,1% en 2006, contribuant ainsi à une détérioration du pouvoir
d’achat des populations.
Au niveau de la politique monétaire, le niveau des réserves de changes a
été de 1,1 mois d’importation contre un objectif de 6 mois défini dans
le DSRP1.
Au plan de la réduction de la pauvreté,
l’incidence de la pauvreté au niveau national, qui était de 49,2% en
2002, est passée à 53,6% en 2005, contre 50,1% en 2004, soit une
détérioration de 4,4% en quatre ans. De même, l’offre et la qualité des
services publics de base se sont sensiblement détériorées. En 2005, plus
d’un enfant sur cinq (21%) n’avait pas encore accès à l’éducation
primaire, tandis que le taux de mortalité infanto - juvénile s’élevait à
163‰ et celui de la mortalité maternelle à 980 pour 100.000 naissances.
Dans le domaine de l’éducation,
la contribution de l’Etat, en termes de dépenses courantes, est
passée de 165, 46 milliards en 2004 à 197,92 milliards en 2005.
Cependant, malgré cette augmentation, elle ne représente que 1,7% du PIB
contre une moyenne de 4% en Afrique subsaharienne. Le nombre de salle de
classes est passé de 25.863 en 2004 à 27.018 en 2005. L’effectif des
enseignants est en progression : 26.897, dont 6.540 femmes. En terme
d’impact,
le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 77% en 2004 à 79%
en 2005 ; celui des filles de 70 à 73% 2005. En outre, l’écart de
scolarisation entre les filles et les garçons s’est sensiblement
réduit : le ratio filles/garçons au primaire est passé de 0,76 en 2004 à
0,79 en 2005, au secondaire, ce ratio varie de 0,47 à 0,49.
|
 |
Dans le secteur de la santé,
les taux de mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile ont baissé
de 98 pour mille à 91, de 88 pour mille à 79 et de 177 pour mille à 163
respectivement entre 1999 et 2005.
Dans le cadre de la lutte contre les maladies cibles du PEV, le taux de
couverture vaccinale du DTCP3 a connu une amélioration en passant de 63% à
89% entre 2004 et 2005. En termes de couverture préfectorale, 30
préfectures sur 33 ont un taux de vaccination de DTCP3 supérieur à 80%.
Les taux d’antigènes VAR et VAA se sont améliorés allant de 60 à 82% et de
77 à 84% entre 2004 et 2005.
Le nombre de postes de santé intégrés est passé de 604 à 623, contre 395 à
399 pour les centres de santé pour la période allant de 2004 à 2005.
Dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA, le taux de prévalence est
de 1,5%, contre 1,9% pour les femmes. 18 sites sentinelles de surveillance
épidémiologique ont été implantés, 5 centres de conseil et de dépistage
volontaires et 4 centres de traitement ambulatoires sont opérationnels.
L’accès aux médicaments anti-rétroviraux a été amélioré avec un coût ayant
baissé de 720.000 à 35.000 FG. |
Pour la promotion et la protection sociales,
les acquis se rapportent à l’élaboration du projet de loi portant
promotion et protection des personnes handicapées, à la réalisation de
l’étude sur la situation de la famille en Guinée, à l’évaluation
positive de la première action de réinsertion de 97 locataires de la
cité de solidarité à Lorombo (CRD de Cisséla).
Pour le sous secteur de l’eau,
le nombre de points d’eau aménagés au compte du SNAPE est passé de 749
en 2002 à 252 forages en 2005. Les investissements ont permis
d’améliorer l’accès des ménages à l’eau potable qui est passé de 51,2%
en 1994 à près de 62% en en 2002/2003.
Pour le sous secteur de l’énergie,
la consommation d’énergie par habitant est encore faible, moins d’une
demi-tonne équivalent pétrole (TEP) dont 80% provenant de la biomasse,
18% des hydrocarbures et 2% d’électricité ; l’accès à l’électricité est
passé de 19,5 en 1994/1995 à 18,4 en 2002/2003.
Pour les télécommunications,
la téléphonie cellulaire a connu une grande expansion ; le nombre
d’opérateurs a augmenté, la couverture du réseau GSM aux villes de
l’intérieur, considérablement accrue ainsi que le parc de téléphone
mobile et du nombre d’abonnés.
Pour les transports,
302 Km ont été bitumés sur l’axe Kankan – Kourémalé, près de 100 Km de
routes bitumées dans les villes, près de 700 Km de pistes rurales
réhabilités et près de 800 entretenus, les ouvrages sur la Fatala et les
affluents du Niger réalisés et la poursuite de l’aménagement de la route
2x2 Tombo-Gbessia.
Pour l’urbanisme, l’habitat et l’assainissement,
la commercialisation et l’aménagement de parcelles à usage d’habitation
à prix modéré ont été poursuivis dans les zones de Sonfonia et de
Keitayah ; ensuite la construction de 2.535 ouvrage d’assainissement, de
60 latrines publiques, l’achèvement de 5 mini stations de traitement sur
les sites de grands équipements collectifs de Dixinn (dont l’université
et le CHU de Donka) ont été réalisées et la poursuite des travaux
d’assainissement et eau dans les Communes de Kaloum, Dixinn, Matam et
Ratoma.
Pour le secteur agricole,
les productions vivrières (riz, mais, fonio, manioc et arachide) ont
sensiblement augmenté. Le riz est passé de 900.000 tonnes en 2004 à
972.000 en 2005, le mais de 389.000 à 423.000 tonnes, le fonio de
188.000 à 199.000 tonnes et l’arachide de 157.000 à 168.000 tonnes pour
la même période. L’accroissement de la production rizicole a permis la
réduction des importations de 333.236 tonnes en 2004 à 282.298 tonnes en
2005.
Pour la pêche,
les prévissions de recettes de 21 milliards de Francs guinéens ont été
réalisées à 100% et versées au trésor public. En plus des résultats
significatifs ont été enregistrés dans le domaine de la recherche
scientifique et de l’amélioration du niveau de connaissance de l’état
des ressources halieutiques. Enfin, 341 sorties ont été effectuées dans
le cadre de la surveillance côtière et 18 navires en infraction de pêche
arraisonnés.
Pour le secteur minier,
son taux de croissance s’est amélioré, passant de 1,1% en 2004 à 3,6% en
2005. Egalement, 248 permis de recherche ont été octroyés et de grands
projets miniers (Usine d’alumine de Sangarédi, Usine d’alumine de
Kamsar) ont vu le jour.
Les
Réalisations et résultats [haut]
La part des
secteurs prioritaires dans les dépenses d’investissement en BND a
continué de baisser en 2006 pour se situer à 52,9%, soit une diminution
de 5,7 points. Toutefois, cette tendance globale à la baisse ne touche
pas les secteurs sociaux en particulier l’Eduction. En effet, la part de
ce secteur est passée de 13,5% en 2005 à 14,7% en 2006 alors que celle
de la Santé est restée constante durant la même période.
Pour les autres
secteurs prioritaires, à l’exception du secteur de l’Urbanisme et de
l’Habitat, on constate une baisse sensible de leur part dans le budget
d’investissement. Cette situation est principalement due au
dysfonctionnement des CDMT dans ces secteurs où on assiste à une
querelle de leadership entre les gestionnaires des CDMT et les
responsables des Services administratifs et financiers.
Expansion du taux de
croissance du secteur de la pêche.
En effet, les
activités menées en 2006 ont permis d’améliorer le taux de croissance
de ce secteur qui est passé de 1,6% en 2005 à 2,6% en 2006. Ce résultat
positif est essentiellement le fruit du renforcement de la surveillance
de la pêche, grâce notamment à l’introduction de nouveaux équipements et
à l’amélioration de la qualité de l’assistance technique et matérielle
dans le domaine de la pêche continentale et maritime.
Augmentation
du niveau du cheptel pour répondre à la sécurité
alimentaire.
L’objectif de
sécurité alimentaire s’est traduit par une augmentation significative du
cheptel, de la production de viande, de lait et d’œufs soit une
croissance de 3,5% en 2006 contre 1,6% en 2005. Ce bond en avant serait
le résultat de la lutte menée contre les maladies endémiques dans le
cadre de la surveillance épidémiologique (alerte précoce et réaction
urgente).
Evolution mitigée
des productions vivrière.
Les productions
de riz et d’arachide ont sensiblement augmenté, mais les autres
productions vivrières notamment le maïs et le fonio ont légèrement
régressé. De 972 000 tonnes en 2005, la production de riz a été de
1108 000 tonnes en 2006. La production d’arachide a atteint 206 000
tonnes contre 183 000 tonnes en 2005, soit une augmentation de 14%.
Les mégaprojets véritables
sources d’amélioration des services électriques.
En effet, dans le
domaine de l’électricité, la mise en œuvre d’un Schéma directeur couplé
avec l’exploitation de nouvelles zones minières dans le cadre des
mégaprojets serviront de véritable levier à l’amélioration de la qualité
des services électriques dans les zones urbaines et périurbaines. En
effet, le problème d’électricité dans ces zones constitue l’un des
véritables goulots d’étranglement pour le développement des initiatives
privées notamment dans le cadre des PMI/PME. L’atteinte des objectifs
énumérés ci-haut passe nécessairement par la mise en place des réformes
qui impliquent le secteur privé.
Forte amélioration
de la desserte en électricité en milieu rurale.
Dans ces deux
dernières années, l’électrification a connu une proportion considérable
grâce à la mise au point par le BERD de deux systèmes d’alimentation :
(i) le raccordement au Réseau national intégré de toutes les communautés
rurales situées à proximité d’une ligne électrique de transport et, (ii)
l’électrification décentralisée des petites localités isolées (50
ménages).
Ainsi, les efforts
fournis par le gouvernement en matière d’électrification ont porté leurs
fruits. En effet, l’électrification de Timbi Touni et Donghol Touma dans
la Préfecture de Pita, de Tougnifily dans Boffa, Saraya dans Kouroussa,
Banankoro dans Kérouané, Koumbia dans Gaoual, Gouécké dans Nzérékoré et
la Sous- préfecture de Maréla dans Faranah, sur financement privé,
suscite de l’espoir pour l’amélioration de la desserte en électricité en
milieu rural. D’autres zones rurales notamment Dogomet dans Dabola,
Kolaboui dans Boké, Bankalan dans Kankan, Koundian dans Mandiana, Dounet
dans Mamou et Kpao dans N’Zérékoré et une dizaine d’autres seront
desservies conformément à leur situation en cours d’études avec le BERD.
Forte contribution
du secteur des mines aux recettes de l’Etat. En dépit de nombreuses
difficultés rencontrées durant cette année, l’apport de ce secteur au
PIB a été de 14% ; sa contribution aux recettes en devises de l’Etat de
85% ; son apport au Trésor Public à hauteur de 25% des recettes.
Toutefois, son taux de croissance a régressé fortement en passant de
3,6% en 2005 à -1,6% en 2006. Ce résultat illustre l’importance des
défis à relever dans le secteur.
Dans le cadre de
la mise en œuvre de l’Initiative de Transparence dans les Industries
Extractives (ITIE), de nombreuses activités ont été menées en 2006.
Ainsi, au titre de la collecte et de la réconciliation des données de
l’année 2005, le caractère participatif et consensuel du processus a
permis une implication active de chacune des trois composantes (société
civile, compagnies minières et gouvernement) dans la définition,
l’organisation et la supervision des tâches à réaliser conformément aux
orientations de l’ITIE.
Une forte extension
du réseau de télécommunications.
En effet, l’octroi de la quatrième licence à la Société Investcom,
dénommée Areeba-Guinée, a permis l’amélioration de la couverture
téléphonique dans le pays. Soumise à l’obligation de couvrir
l’intégralité du territoire à compter de la date d’entrée en vigueur de
la Convention, la Société Areeba a pu couvrir une vingtaine de
Préfectures et grandes agglomérations. Par ailleurs, le nombre de villes
desservies par le réseau GSM, passe de 21 villes à 28 villes sur un
total de 33 pour les services de Sotelgui.
Des services du
transport en forte expansion.
En effet, le
trafic passager a régressé de 10% par rapport à 2005. Le nombre de
passagers transportés a été de 245282 en 2006 contre 249217 en 2005. En
matière de fret, l’on a enregistré une augmentation de 28% environ par
rapport à 2005, soit 4 875 201 Kg. En outre, le trafic poste s’est
accru en 2006 par rapport à 2005. Il a été de 1740745 kg en 2006 contre
71 309kgs en 2005 soit un taux d’accroissement de 95,9%
Des résultats
mitigés dans le domaine de la santé.
La lutte contre la
mortalité infantile, a connu la poursuite de la mise en place de la
Stratégie ‘’Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfance’’
(PCIME). Dans le cadre du renforcement du PEV de routine un certain
nombre d’activités ont été menées grâce à un appui logistique et
financier important des donateurs et des partenaires au
développement.
La lutte contre le
paludisme a enregistré un retard dû aux difficultés dans la mise à
disposition des fonds. On note, cependant, en 2006, la mise en place et
le fonctionnement de sites sentinelles pour la surveillance des
indicateurs de la Stratégie "Faire reculer le paludisme" (FRP) ; la
vulgarisation de la stratégie de protection par les moustiquaires
imprégnées d’insecticides (MII) et la mise sur le marché des
moustiquaires pré imprégnées d’insecticide à longue durée d’action ;
l’achat de médicaments antipaludiques pour la prise en charge des
malades.
Les efforts en
matière de lutte contre la mortalité maternelle ont porté
essentiellement sur l’élaboration du curriculum de formation en Soins
Obstétricaux d’Urgence (SOU) ; la formation en SOU en cascade des
formateurs, des prestataires, des anesthésistes et des sages-femmes.
Pour infléchir la
tendance épidémiologique du VIH/SIDA, une série d’actions ont été
menées, toutes axées sur la poursuite de la mise en œuvre du plan
stratégique de lutte contre la pandémie.
L’amélioration de
l'offre de soins a permis d’enregistrer la réalisation d’un certain
nombre d’infrastructures: le Centre national antituberculeux, le Service
d’études supérieures en Ophtalmologie, le siège du Programme national de
lutte contre le paludisme, trois nouveaux Postes de santé à Télimélé,
Pita et Beyla et le lancement des travaux de construction du Centre
international de formation et de recherche sur les cancers génitaux.
Disponibilité des
médicaments: La disponibilité des médicaments, actuellement assurée par
les grossistes privés et la Pharmacie centrale de Guinée (PCG), est
encore insuffisante pour améliorer l’état de santé de la population. La
production locale est faible et sur les huit (8) unités de production
que compte le pays, une seule,"HABA GALENIQUE "à N'Zérékoré, est
fonctionnelle et ce, de manière sporadique.
Accessibilité aux
médicaments : L’accessibilité financière aux médicaments ne s‘est pas
améliorée en raison de la dépréciation de la monnaie nationale qui a
entraîné la variation à la hausse du prix du médicament.
L’accessibilité
géographique des médicaments aux populations des zones défavorisées est
encore insuffisante. Treize (13) Préfectures sur 33 manquent encore de
pharmacies privées. Ce sont : Dubréka, Boffa, Télimélé, Dalaba, Lélouma,
Koundara, Dabola, Kouroussa, Dinguiraye, Mandiana, Kérouané, Beyla.
Des résultats
encourageant dans le secteur de l’éducation.
En effet,
l’évolution du nombre d'écoles et par conséquent de salles de classe
dans le primaire a été constante. De 6429 écoles en 2004-05 pour un
total de 27 018 salles de classe on est passé à 6 815 écoles en 2005-06
pour 28 783 salles de classe. Ce qui correspond à une augmentation de
386 écoles représentant un taux d'accroissement de près de 5% sur la
période. S’agissant des salles de classe, l’augmentation de 1 765 de
salles de classe soit un taux d'accroissement de 7% environ.
Les écoles
communautaires se développent progressivement. Et c’est à Kindia
(15,64%), Boké (15,05%), et Labé (10,96 %) où elles sont le plus
développées au contraire des autres Régions pour lesquelles le
pourcentage varie entre 0,09% et 1,93%. La seule école communautaire de
Conakry se trouve à Matoto.
Dans ces écoles
communautaires, le pourcentage des enseignants est très faible au niveau
national (1,72%). Le pourcentage le plus élevé est enregistré à Boké
(4,56%), suivi de Kindia (4,33%) et Labé (4,10%) et le plus faible à
Conakry (0,05%)
En termes de
demande, le taux brut de scolarisation (TBS) selon le genre, est passé
de 77% en 2004 /05 à 78 % en 2005-06, soit un accroissement de 1 point.
Le TBS des filles a connu pour la même période une augmentation de 2
points et celui des garçons de 1 point. L’écart entre le TBS des filles
et celui des garçons qui était de 18 points en 2004/05 a diminué pour
se situer à 17 points en 2005/06. Ce qui dénote un effort conséquent de
scolarisation de la jeune fille pendant la période considérée.
La disponibilité
de nombreuses infrastructures a favorisé l’accès au secondaire à un
nombre croissant d’élèves. Les effectifs sont actuellement de 478 364
élèves dont 163 468 filles contre 415 711 élèves dont 137 619 filles en
2004-2005. Avec un taux d’accroissement moyen de 40,42%, les filles
fréquentent de plus en plus l’école secondaire.
Parallèlement, le
personnel enseignant est en augmentation avec cependant une minorité des
femmes. En 2005-2006, on totalise au secondaire 12 175 enseignants dont
seulement 586 femmes contre 10 992 enseignants dont 492 femmes en
2004-2005. Tout comme au primaire, cette augmentation des effectifs
enseignants est la traduction de la politique de recrutement mise en
place par le gouvernement.
Au total, les
progrès constatés dans le développement du secteur de l’éducation
procèdent des efforts financiers consentis par l’Etat. Le secteur
continue, en effet, de bénéficier d’allocations plus importantes en
termes de dépenses courantes que tous les autres secteurs sociaux. Ces
dépenses sont de l’ordre de 278 822 727 GNF en 2005-2006 pour l’ensemble
du système éducatif contre 197 920 000 GNF en 2004-2005. Le primaire
bénéficie de la part la plus importante, 100 933 827 GNF soit 36,2%
suivi par le supérieur pour 91 453 855. Cette part du supérieur est en
constante augmentation (32,8%) comparativement à 2004- 2005 où elle se
chiffrait à 60 490 000 GNF. Cette tendance doit être maintenue et
renforcée par la mise en œuvre des réformes politiques en matière
d’octroi de bourses et d’optimisation des ressources humaines. Le
secondaire bénéficie d’une enveloppe de 69 148 036 GNF et
l’enseignement technique et professionnel de 17 287 009 GNF soit 6,2%
inférieur à l’objectif de 8% fixé par le Programme d’Education Pour Tous
(PEPT).
Un taux de
réussite de plus 50% à l’examen de passage en classe supérieure à
l’école des sourds muets. En matière de protection sociale, le Centre
Sogué des aveugles, au terme de l’année 2006, a pu présenter 4 candidats
à l’examen d’entrée en 7ème année et 6 aux différentes sessions du
baccalauréat 1ère et 2ème parties. Quant à l’école des sourds- muets de
Boulbinet, sur 125 élèves inscrits au primaires pour les compositions,
59 ont été admis parmi les 117 ayant effectivement pris part à l’examen
de passage en classe supérieure soit un taux de réussite de 50,42%. Par
ailleurs, sur 26 élèves inscrits au Collège, 22 ont composé et 15 ont
été admis en classe supérieure soit un taux de réussite de 57,69%.
En matière
orthopédique, il a été enregistré la confection de 30 appareils et la
réalisation de 1459 séances de rééducation. Aujourd’hui, les services
orthopédiques ne comptent que 8 techniciens répartis entre le Centre
national de Donka (4), les Centre régionaux de N’Zérékoré et de Kankan
en raison de 2 par Centre.
Prêts d’appui en
faveur des femmes en Haute Guinée.
En matière de
promotion de la femme, le Projet d’appui aux activités économiques des
femmes (PAAEF) a permis d’octroyer 6 716 prêts à des adhérentes de la
Haute Guinée pour un montant de 910 029 725 GNF. Dans la Ville de
Conakry, les prêts sont de l’ordre de 203 pour un montant de
172 900 000 GNF.
Par ailleurs, le
nombre d’auditrices formées s’accroît d’année en année depuis le
lancement du projet en 2004. Si à cette date le nombre de femmes
formées était de 1 534 en Haute Guinée, en 2006 il est de 2 496 contre
1 796 en 2005. Pour
la Ville de
Conakry, il a progressé de 1 026 en 2004 à 1 323 en 2005 et 2 075 en
2006.
Le renforcement du
processus de décentralisation limité sur le renforcement des capacités
des acteurs à la base.
A ce titre, 488 élus locaux et cadres des services déconcentrés et
décentralisés ont bénéficié d’une formation sur les nouvelles
dispositions relatives à l’amélioration des recettes fiscales et de leur
collecte au niveau des collectivités locales. Ensuite, 322 Secrétaires
communautaires et cadres des services déconcentrés ont reçu une
formation sur l’utilisation de la nouvelle nomenclature budgétaire et
comptable des collectivités tandis que 339 autres se sont familiarisés
avec le manuel fiduciaire des CRD.
Suite aux
élections locales du 18 décembre 2005 qui ont redessiné un nouveau
paysage politique des collectivités, l’année
2006 a été, en
outre, marquée par l’installation de 3210 conseillers dont 613
conseillers communaux et 2597 conseillers communautaires. Ces élus issus
de différentes formations politiques manquent généralement d’expérience
dans la gestion des affaires locales.
Augmentation des
recettes de cotisation en matière de sécurité sociale.
Les recettes de
cotisation ont augmenté de 37% à la fin du 1er semestre 2006 par rapport
aux recettes mobilisées durant la même période en 2005. Ce qui a permis
à la Direction de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de
verser aux retraités dès fin octobre trois trimestres de pension.
Faible
consolidation des résultats du PEA3.
En effet, dans le
domaine de l’urbanisme, de l’habitat et de l’assainissement, les
résultats positifs enregistrés ces dernières années par le « Troisième
Projet Eau et Assainissement » n’ont pas été consolidés en 2006. En
effet, les ressources allouées au projet se sont avérées insuffisantes
pour achever la construction et la protection contre l’érosion marine
de la station d’épuration des eaux usées de Conakry.
Concernant des
travaux d’assainissement du bassin de collecte de Moussoudougou, le
constat est que la construction du réseau d’égout du Carrefour du même
nom n’est pas intégrée dans les travaux liés au prochain aménagement
dudit Carrefour dans le cadre du projet de construction de
la Route
Tombo-Gbessia.
Un second projet
de grande importance est le « Troisième Projet de Développement Urbain »
(PDU3) dont les résultats de la phase I sont jugés satisfaisants. Pour
cette raison, la Guinée a obtenu l’accord de la Banque Mondiale de
mettre en œuvre la phase II à partir du mois d’août 2007. A cet effet,
en août 2006, elle a obtenu de l’IDA un fonds de préparation en guise
d’avance sur crédit (PPF) d’un montant de 958 000 USD.
Des résultats
mitigés en matière de justice.
Les Cours et
Tribunaux ont pu rendre des jugements ayant un caractère définitif aussi
bien en matière correctionnelle que civile et économique. En matière
correctionnelle, on enregistre une légère augmentation (2 475 en 2006
contre 2 260 en 2005) ; en matière civile et économique, on assiste
plutôt à une diminution (1125 en 2006 contre 2 129 en 2005).
L’une des avancées
les plus remarquables en matière d’instauration de la bonne gouvernance
est la libéralisation de l’espace audiovisuel. Six Radios privées sont
en activité.
Augmentation du
nombre de plaintes.
En matière de
lutte contre la corruption et l’impunité, le Bureau des plaintes
installé au sein de l’ANLC a reçu 33 plaintes soit 17 de plus qu’en
2005. Cet accroissement du nombre de plaintes est le résultat des
actions de sensibilisation et de formation développées à tous les
niveaux. Le niveau de résolution des ces différentes plaintes par
l’arbitrage, la médiation, la conciliation ou par l’orientation des
dossiers à la Justice est très avancé.
Parité homme /femme
moins visible.
Les efforts pour
parvenir à la parité homme/femme dans la participation et la prise de
décision au sein des différentes instances politiques et administratives
sont encore marginaux. Ainsi, en 2006, dans un gouvernement de 32
membres, on ne compte que 4 femmes soit une proportion de 1 contre 8. A
l’Assemblée, à cette même période ne siégent que 21 femmes députées sur
un total de 114. La disproportion est encore plus grande dans
l’administration où on ne dénombre que 6 femmes parmi les 52 chefs des
grands services. La même sous représentation de la femme est observée à
la Cour Suprême qui ne compte que 3 femmes, au Conseil Economique et
Social (CES) où elles ne sont que 10 sur un total de 45 membres et au
Conseil National de la Communication (CNC), organisme au sein duquel ne
figure aucune femme.
Des exemples d’actions
[haut]
Les actions suivantes ont été entreprises grâce à la
mobilisation des fonds PPTE (source : Finance Infos No. 1, nov.-déc.
2002 :
Education :
Réhabilitation, construction, équipement de salles de classes de l’élémentaire
Une première tranche du programme
a démarré avec la
rénovation de 810 salles de classes et
la
construction de 38 nouvelles
salles, soit au total 204 écoles et l’acquisition de 13800 tables bancs.
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Réhabilitation
et construction de pistes rurales et des ouvrages de franchissement
Pour la période
2001-2005, cette activité vise à atteindre un objectif national de 5000 km
à réhabiliter et 13500 km à entretenir et s’élève à 12,45 milliard de
francs guinéens.
Le traitement
de points critiques de plus de 500 km a démarré ainsi que la construction
de 17 ouvrages de franchissement d’une longueur totale de 201
ml. Les préfectures de Boké, Dabola, Macenta, Kindia, Forécariah, Labé,
Pita, Beyla, Kankan, Kissidougou, N’Zérikoré, Dalaba, Mamou, Tougué sont
concernées.
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L’aménagement
de villages de pêcheurs
Des études d’exécution pour la mise en place
d’infrastructures de production (aménagement de débarcadères, hall de
fumage…) et d’infrastructures socio-économiques ont été lancées dans 4
villages maritimes (Kindiadi, Tougnifidi et Koukoudé dans la préfecture de
Boffa et l’île de Kassa) et 3 villages continentaux (Balendougouba et
Djarabela à Madiana et Tiguibiri à Siguiri).
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La construction
de forages
et la réhabilitation
de points d’eau
Des marchés ont été signés pour environ 13 milliards
de GNF pour la construction de 118 forages à Dabola et Dinguiraye, 118
forages à Kissidougou, 72 forages à Tougué et Koubia, 60 forages à Kindia
et 30 forages à Télimélé et pour la réhabilitation de
270 points d’eau.
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Réhabilitation
et équipement des justices de paix renforcées
Dans le cadre du renforcement des capacités
juridiques, les marchés de rénovation de 9 juridictions (Fria, Dubreka,
Boffa, Mali, Lélouma, Koubia, Tougué, Mandiana et Kérouané) ainsi qu’un
marché d’acquisition de mobilier ont été signé pour 993 millions de francs
guinéens.
Listes
des projets et réalisations
[haut]
Pour plus de détails sur
les réalisations et projets PPTE, voir les documents suivants
à télécharger:
Liste de projets forage à
Kindia
05a_forage PPTE_kindia.xls
25 KB
Liste de projets forage à
Telemele
05b_forage PPTE_Telemele.xls
25 KB
Liste de projets forage à
Daboladinguiraye
05c_forage PPTE_daboladinguiraye.xls
20 KB
Liste de projets forage à
Kissidougou
05d_ forage PPTE_kissidougou.xls 35
KB
Programme de
réhabilitation des infrastructures scolaires de l’élémentaire
05e_renovation_ecole_PPTE.doc
180 KB
[haut]
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