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Réunion d'une initiative locale de femmes |
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Validation des Stratégies
Régionales de Réduction de la Pauvreté [top]
Introduction
L’ important
exercice de validation des stratégies régionales de réduction de la
pauvreté s’est déroulé du 16 Septembre au 22 Octobre 2OO3 dans les chefs
lieu des 8 Régions administratives de notre pays. Ce programme a démarré
par la Région de Boké et s’est achevé par la Ville Région de Conakry en
passant par Kindia, Labé, Dabola, Kankan, N’Zérékoré et Mamou . L’
objectif est de rendre plus efficaces les efforts de lutte contre la
pauvreté grâce à une stratégie plus adaptée à la fois au potentiel et aux
contraintes de développement de nos régions et aux préoccupations
essentielles des populations. Il s’agit également de renforcer le
processus de déconcentration et de décentralisation de la gestion du
développement. Enfin, l’exercice doit contribuer au renforcement des
capacités des structures à la base, notamment en matière de conception, de
formulation, de mise en œuvre et de suivi évaluation des politiques de
développement. Pour atteindre les objectifs visés, les acteurs à la base(
autorités déconcentrées et décentralisées, services techniques, société
civile, populations) doivent demeurer au cœur du processus de formulation
et de mise en œuvre de ces stratégies. Ainsi, à l’image du processus
participatif mis en oeuvre dans le cadre de l’élaboration du DSRP
national, des concertations approfondies ont été engagées au niveau de
chacune des régions pour définir les objectifs et stratégies prioritaires
de réduction de la pauvreté ainsi que les conditions de leur réalisation
Ce sont les stratégies ainsi formulées qui viennent d’être validées. Par
ailleurs, les objectifs contenus dans chacune des stratégies régionales
serviront de base à l’élaboration du Budget de l’année 2004. Le Ministre
de l’Economie et des Finances Mr Cheick Ahmadou Camara a assuré tout au
long des cinq semaines de tournée, la présidence de ces ateliers de
validation. Il y avait à ses cotés le Président du Comité de Pilotage de
SRP, Secrétaire Général du MEF,El hadj Amadou Sow, les cadres nationaux
représentant les départements ministériels en charge des secteurs
prioritaires et les cadres du Secrétariat Permanent de la SRP ; les
autorités régionales, préfectorales , les élus locaux et les
représentants de la société civile ont pris une part active à cet
exercice aux cotés des participants statutaires.
Les
Régions Administratives de Guinée
La Guinée
compte 8 Régions Administratives regroupant 33 préfectures et 5 Communes
de plein exercice dans la Ville Région de Conakry. Ces 8 Régions
Administratives sont impliquées dans le processus de validation et de mise
en œuvre des stratégies régionales de réduction de la pauvreté. Pour mieux
comprendre les réalités de ces régions et cerner les enjeux sous–jacents,
voici une présentation de chacune des régions concernées. Cette
présentation s’articule comme suit :
-
aperçu général de la Région ;
-
les
atouts de développement de la Région ;
-
les
contraintes qui bloquent l’essor socio-économique de la région
Le Document
complet de chacune des 8 Régions Administratives concernées peut être
consulté dans la partie « Documents complets à consulter » de ce site.
Boké : Aperçu général
de la Région de son potentiel de développement
[top]
La Région
administrative de Boké comprend cinq (5) préfectures : Boké, Boffa, Fria,
Gaoual et Koundara. Elle est située dans la partie occidentale du pays, à
cheval entre la Moyenne Guinée et la Guinée Maritime.
Le potentiel
de développement de la région est exceptionnellement important et varié.
Au plan agricole, on relève: i) une frange littorale, constituée de terres
très fertiles, avec des pluies abondantes (plus de 3.000 mm d’eau par an)
et ii) une vaste étendue de plaines au nord-ouest (Gaoual et Koundara). A
cela, il convient d’ajouter la densité de la population relativement
faible (en moyenne 24 hts/km² à l’échelle de la région, 14 à Gaoul et 18 à
Koundara), ce qui devrait faciliter l’accès à la terre.
Peu
valorisée à ce jour, cette dotation naturelle offre de larges
possibilités de production agricole (riz, palmier à huile, fruits et
légumes etc.).
Grâce à la
disponibilité de l’eau et des pâturages, la pratique de l’élevage y est
propice et courante. Près de 35% des exploitations agricoles pratiquent
l’élevage de bovins et 32% l’élevage de caprins. La région fournit
environ19% du cheptel bovins du pays, 14% du cheptel ovins et 17% du
cheptel caprins.
Avec plus de
200 km de côte maritime, la région peut également s’appuyer sur le
sous-secteur de la pêche. Tout ceci est complété par l’abondance des
ressources en minerai de bauxite (Fria et une partie de Boké),
actuellement pourvoyeuses d’une partie non négligeable des recettes de
l’Etat.
Enfin, les
nombreux sites touristiques, dont le parc national de Badiar, qui s’étend
sur 32.800 ha, le mont Badiar et la colline Sow qui offrent des vues
panoramiques par excellence, la plage de Kamabi et les mares de
Pantangalan (Koundara) et de Dapéréré (Boké), le tunnel Dinah Salifou à
Sogoboly (Boké), peuvent également constituer des supports considérables
pour le développement local.
Les atouts
et les contraintes de développement de la Région
En plus de
cette importante dotation naturelle, la région dispose de plusieurs atouts
favorables à son développement :
-
elle a de
larges ouvertures sur Conakry, Labé, le Sénégal et la Guinée-Bissau, ce
qui lui ouvre de perspectives importantes pour la commercialisation de la
production. Déjà, du 1er Janvier au 30 Septembre 2002, la
préfecture de Koundara a enregistré au titre de ses exportations : i) à
destination de Labé : 682.500 tonnes de paddy, 2.414 tonnes d’arachide
coque, 2.300 tonnes d’arachide nette et 1.955 tonnes de pâte d’arachide,
ii) à destination du Sénégal : 655 tonnes de Tamarin, 540 tonnes de
Soumabara et 509 tonnes de Kani ;
-
avec le
processus d’intégration sous-régional, la région de Boké, située sur l’axe
stratégique qui relie l’ensemble des pays côtiers, pourrait constituer un
carrefour important pour les transactions commerciales
intra-sourégionales. De plus, ses frontières communes avec le sud du
Sénégal devraient favoriser le décollage et la dynamique de l’activité
touristique dans la région.
-
l’organisation des paysans en différents groupements d’intérêt économique.
A titre d’exemple, on compte 34 groupements à Koundara (avec 697
adhérents), 39 à Gaoual, 6 à Fria et 6 à Boffa. On compte également 55
groupements de maraîchers et 14 groupements de planteurs à Gaoual. Chaque
groupement est géré par un bureau mis en place par voie d’élection. Au
niveau sous-préfectoral ou préfectoral sont installés des bureaux de
coordination. Ces différents groupements pourraient constituer des canaux
importants pour l’appui au développement et à la modernisation du secteur
rural ;
-
la présence
dans la région de deux grandes sociétés rizicoles (la SOGUICODA et la
SOBERGUI) qui pratiquent la riziculture intensive respectivement dans les
plaines aménagées de Koba et de Monchon. Ces deux sociétés pourraient
constituer des vecteurs efficaces pour la modernisation des pratiques
agricoles dans la région ;
-
la présence
dans la région (à Fria et à Boké) de grandes compagnies minières, ce qui
est de nature à favoriser : i) la diversification de l’économie par les
effets induits sur la dynamique des PME/PMI, et ii) une mobilisation de
ressources accrues en faveur du développement local.
L’essor
économique et social de la région n’est cependant pas sans contraintes. Au
plan des infrastructures, bien que relativement mieux dotée par rapport à
d’autres régions, d’importantes zones de production, telles que Koumbia et
Wendou–Mbour (Gaoual), Kamabi (Koundara) et Malapouyah (Boké), restent
encore enclavées. Aussi, les routes nationales menant à Gaoual et à
Koundara sont souvent peu praticables pendant les saisons hivernales.
Par
ailleurs, une contrainte majeure pour le développement agricole en Guinée,
qui demeure valable pour la région administrative de Boké, est celle de
l’accès au foncier et de la sécurité foncière. Plus que les autres régions
naturelles du pays, la Guinée maritime possède des atouts favorables pour
les cultures fruitières très prisées sur le marché international. La
proximité de Conakry, point de liaison avec le reste du monde, la qualité
des sols et la relative accessibilité par voie routière ou maritime font
que, sous certaines conditions, des réelles opportunités de production et
de commercialisation existent.
Pour tirer
pleinement profit de cet atout, un environnement rassurant pour les
investissements privés doit être garanti ; cela suppose, entre autres, des
meilleures conditions de sécurité foncière et domaniale. Il reste entendu
que les efforts à consentir dans ce domaine vont au delà des compétences
de la seule région de Boké, même si l’administration locale aura un grand
rôle à jouer.
A cela, il
convient d’ajouter d’autres contraintes largement partagées par les autres
régions : les difficultés d’accès aux intrants (semences améliorées,
engrais), les insuffisances des systèmes de financement existants, la
faible dynamique des initiatives privées, le déficit d’encadrement de la
part des services publics concernés et la faible capacité des
organisations paysannes.
En matière
d’élevage, les contraintes majeures restent le faible accès à l’eau et au
pâturage dans la partie foutanienne et la gestion de la transhumance dans
la partie maritime.
Les
Principaux facteurs de la pauvreté
Les
principaux obstacles au développement dans la région de Boké relèvent des
facteurs suivants :
-
l’enclavement de certaines préfectures, sous-préfectures et zones de
production ;
-
le faible
aménagement des surfaces cultivables ;
-
la réduction
des zones de pâturage liée à la pression démographique ;
-
le faible
accès à des mécanismes de financement adaptés : micro crédit de proximité
et à des coûts raisonnables ;
-
le
déboisement abusif des forêts et les feux de brousse ;
-
l’accès
limité aux services sociaux de base : santé, éducation, eau potable,
assainissement,
-
le niveau
élevé d’analphabétisme ;
-
la
persistance des méthodes et pratiques traditionnelles peu rentables et
préjudiciables à l’environnement, dans l’exploitation des ressources
agricoles;
-
la
dégradation de l’environnement due à l’exploitation minière.
Kindia : Aperçu général
de la Région de son potentiel de développement
[top]
A cheval
entre la Moyenne-Guinée et la Guinée Maritime, la région administrative de
Kindia s’étend entre les côtes atlantiques et les contreforts du Foutah
Djalon, sur 26.932 km² (11% de la superficie nationale). Elle est
constituée de 5 préfectures (Kindia, Coyah, Dubréka, Forécariah et
Télimélé).
En 1996, la
région comptait 928.312 hts (soit 13 % de la population guinéenne), pour
une densité de 34,5 hts au km², contre une moyenne nationale (non compris
Conakry) de 25 hts. Entre 1983 et 1996, la population de la région est
passée de 555.957 à 928.312 habitants, soit un taux d’accroissement annuel
moyen de 4%.
Formée de
plaines marécageuses s’élargissant vers le nord du pays, la région de
faible altitude est parfois inondable. Cependant, on y rencontre quelques
monts : Gangan (1.116 m), Benna (1.124 m), Kakoulima (1.011 m).
La région
jouit d’un climat tropical de type sub-guinéen, influencé par la mer. Elle
est caractérisée par deux saisons d’égale durée : la saison sèche, qui
s’étend de Novembre à Avril et la saison pluvieuse, de Mai à Octobre, avec
une pluviométrie annuelle moyenne variant entre 1900mm et 3600 mm d’eau
par an d’une préfecture à une autre.
Forces,
faiblesses, opportunités et menaces du développement de la région
Pour son
développement, la région compte en tout premier lieu sur sa richesse
naturelle. Ensuite, sur ses ressources humaines et les avantages que lui
offre sa situation géographique, aux portes de la capitale, et donc
directement en contact avec le reste du monde par les voies maritime et
aérienne. Mieux qu’une formulation laconique d’atouts et contraintes, le
tableau FFOM ci-après offre une vue critique sur le contexte de
développement de la région. Il suppose une lecture critique permettant
d’entrevoir à la fois les principaux facteurs de la pauvreté, formulés en
terme de faiblesses et risques, ainsi que les opportunités et les atouts
favorisant les efforts de réduction de la pauvreté.
|
FOM sur le contexte de développement de
la région ADM. de Kindia |
|
Forces |
Faiblesses |
|
-
Richesse
naturelle:
Hydrographie dense,
vastes
plaines et bas-fonds
-
Ressources humaines:
Environ 57% de
population
active
-
Activités éconoques fortes:
Agriculture,
artisanat,
PME/PMI
-
Filières
agricoles d’exportation: Mangues
(30.000
arbres env), ananas (6000 t /an),
banane,
anacardes
-
Riziculture favorable
-
Pêche
artisanale sur des zones élargies
-
Forte
tradition d’élevage, races d’animaux
résistantes
-
Patrimoine culturel et naturel riche et varié
-
Activités minières:
Industrielles et
artisanales |
-
Accès
difficile aux zones de production
-
Manque
de professionnalisme des acteurs
par rapport aux enjeux
du marché
-
Faibles revenus, Faiblesse des
infrastructures écoq., Marché non
structuré,
difficulté accès aux intrants, faible capacité
d’absorption°
financière
- Verger de manguiers vieilli
-
Usines
de transformat° inexistantes
- Faible taux d’exportation
-
Contraintes
de conservat° et de
conditionmt., contraintes structurelles
-
La
baisse de la production et le manque
d’une assistance suffisante
pour la filière
-
Manque
de centre de conservation
-
Pêcheurs
peu ou mal structurés
-
Equipements de pêche dérisoires
-
Groupement d’éleveurs mal structurés et
mal équipés
- Sites
non valorisés
- Oeuvres artistiques et de l’artisanat d’art
non promus
-
Avantages insuffisants pour les populations |
|
Opportunités |
Menaces |
|
-
Proximité de la capitale, accès facile au
monde
-
Existence de 78 groupements d’auto-promoton sous f
orme de PME / PMI.
Kindia, 48 corps de métiers et 33
organisations
d’autopromotion (OAP),
Télimélé, 28 corps de métiers,
Coyah 14
groupements, Forécariah, 26 corps de
métiers, Dubréka, 24 corps de métier
-
Conditions agro-écologiques favorables
-
Environt. institutionnel et stratégique
favorable pour
la reconquête du marché
international
- Des
organisations paysannes motivés
- Une
tradition de production facile à
redynamiser
- Le
grand intérêt de la grande majorité des
consommateurs nationaux pour le riz du
pays
-
Consommateurs de produits halieutiques
nombreux,
clientèle nationale et
extérieure élargie
- Intérêt grandissant des partenaires
financiers pour
la pêche artisanale et les
activités des mareyeuses
-
Existence d’espaces suffisant pour la
création de
puits, abreuvoirs et zones de
transhumance
- L’émergence d’un tourisme culturel
national et
offensive de communication
menée par le
Gouvernement
- La
prise en compte de la valorisation
touristique du
patrimoine culturel dans le
DSRP national
-
Gisements d’or et de diamant peuvent être
identifiés
-
Existence projet Port sec |
-
L’exploitation abusive et la destruction des
ressources naturelles
- Les
manifestations et les effets aggravants
de la pauvreté
-
L’insécurité, la baisse de la moralité et les
effets pervers des
influences culturelles
négatives, analphabétisme,
IST/SIDA
-
L’exode rural
- la
malgouvernance économique
- L’inexistence d’une politique nationale d’aménagement du territoire
-
L’insuffisance ou le manque général
d’esprit d’entreprise
-
L’implication insuffisante et le manque de
savoir-faire des opérateurs
privés
- La
concurrence du riz importé
-
L’abandon progressif de l’agriculture par la
main-d’œuvre locale pour
les mines d’or ou
de diamant
-
Techniques et moyens de pêche
préjudiciables à la préservation des
ressources halieutiques
-
Insécurité dans les zones de pêche
- Vol de
bétail, Pression élevée de la consommation par rap. à la
production animale
-
Impact
de connotations culturelles
négatives sur l’élevage et la
commercialisation du bétail
- La
dégradation continue des sites du
patrimoine naturel et culturel
- Le
vandalisme
-
Inexpériences, insuffisance de compétence
en matière de tourisme
culturel et rural
- Les
effets pervers d’un tourisme incontrôlé
-
Occupation anarchique ou destruction de
zones de production
exploitants clandestins |
Analyse de
la Pauvreté
En dépit du
potentiel naturel dont dispose la région et les avantages qu’elle présente
en raison de sa proximité de Conakry et de son ouverture sur le reste du
monde, la région de Kindia n’est pas épargnée par le phénomène de
pauvreté. Sur la base des 15 indicateurs retenus pour l’établissement
d’une carte de pauvreté à l’échelle du pays, la région compte une
préfecture (Télimélé) parmi les 6 les plus pauvres du pays (voir DSRP
national : carte nationale de la pauvreté, p. 14). Les autres préfectures
affichent un degré de pauvreté relativement modéré au regard de la
situation générale du pays.
Comme dans
toutes les autres régions, les données disponibles ne sont pas
suffisamment désagrégées pour permettre une analyse plus fine de la
pauvreté. L’enquête en cours auprès des ménages (EBEP) permettra de
combler ce déficit et de pousser l’analyse jusqu’à l’échelle de la
sous-préfecture.
Labé : Aperçu général
de la
Région de son potentiel de développement [top]
Située dans
la partie nord de la Moyenne Guinée, la Région Administrative de Labé
s’étend sur 22.616 km² (9,2% de la superficie nationale). Elle est
constituée de 5 préfectures (Labé, Mali, Lélouma, Koubia et Tougué). En
1999, la Région comptait 799.545 habitants (soit 11,2% de la population
guinéenne)dont 440.487 de sexe féminin et 359058 de sexe masculin pour une
densité de 35 hts au km².
La Région a
un climat typiquement foutanien. Son relief est montagneux et
compartimenté, avec une altitude moyenne de l’ordre de 700m et pour point
culminant le Mont Loura (1.515m), situé dans la préfecture de Mali. Le
climat résulte de la combinaison de l’altitude et de l’influence maritime
déclinante. Il est marqué par deux saisons : une saison sèche de près de 7
mois, de Novembre à Mai et une saison pluvieuse de 5 mois, avec une
pluviométrie annuelle moyenne d’environ 1.500 mm. La température moyenne
quotidienne varie entre 10,7 et 33,3°C.
Les
potentialités de développement de la Région sont essentiellement
constituées d’une large étendue de terres cultivables, d’un climat propice
à l’agriculture et à l’élevage, d’importantes réserves bauxitiques (dont
l’exploitation n’est pas encore entamée), de la diversité et de la qualité
de ses produits artisanaux et de son paysage touristique.
L’agriculture et l’élevage sont les principales activités économiques de
la région. Toutefois, la dynamique de développement de ces deux secteurs
est fortement contrariée par des conditions naturelles défavorables et le
faible niveau d’aménagement de la Région.
A
l’exception de la Préfecture de Labé, située sur le plateau central du
Fouta Djallon et caractérisée par de faibles potentialités agricoles, les
autres préfectures de la Région sont dominées par des montagnes et bowés,
avec des conditions d’accès nettement plus sévères. Par ailleurs, la
qualité des sols (sols parfois ferralitiques ou caillouteux), le relief
très montagneux et les pratiques extensives de l’agriculture conduisent à
une détérioration rapide de la qualité organique des sols (sous l’effet de
l’érosion hydrique).
En 1997/98,
le rendement du riz était de 1,117 tonnes/ha, le plus faible de tout le
pays. Ce rendement n’a guère connu une amélioration réelle, en dépit des
efforts consentis pour le développement du secteur au cours des deux
dernières décennies.
Les plaines
et bas-fonds disponibles, quoique importants, sont très faiblement
aménagés (moins de 5% des superficies) et sont concentrés dans le sud de
Tougué, à Mali et, dans une moindre mesure, à Lélouma.
Dans la
Région de Labé, les tapades jouent un rôle majeur dans la vie des ménages.
Situées autour des habitations, les tapades fournissent une diversité de
produits, essentiellement destinés à l’autoconsommation.
Les atouts
de développement de la Région
Un des
atouts majeurs de la région est le dynamisme de ses populations. Ce
dynamisme se traduit par leur présence marquée dans tous les domaines
d’activités économiques : agriculture, élevage, commerce etc. Ces
populations, y compris les ressortissants installés à l’extérieur,
participent activement aux efforts de développement local.
Dans le
secteur rural, on enregistre plusieurs associations d’agriculteurs et
d’éleveurs professionnels (420 groupements d’éleveurs comprenant 1200
éleveurs environ) pouvant constituer des vecteurs essentiels pour la
mutation et la modernisation du secteur. A cela, il faut ajouter :
-
l’existence
de filières motrices que sont la pomme de terre, l’oignon, la tomate, et
dans une moindre mesure, le coton qui vient d’être introduit dans la
préfecture de Mali,
-
des progrès
importants enregistrés dans la surveillance épidémiologique et la lutte
contre les épizooties,
-
des actions
concertées entre services de sécurité, services déconcentrés de l’Etat,
responsables des Communautés Rurales de Développement (CRD) et
organisations d’éleveurs pour le renforcement de la lutte contre le vol de
bétail,
-
l’émergence
de la foresterie privée, favorisant du coup, la multiplication des
plantations forestières communautaires et privées.
La ville de
Labé dispose d’une importante fonction commerciale avec plus de 650
magasins tenus par les commerçants de gros et de demi-gros, inscrits comme
importateurs et exportateurs et des étalagistes dont le nombre dépasse
1.600. La Région compte au total 95 marchés hebdomadaires et 7 marchés
quotidiens se répartissant ainsi qu’il suit :
Tableau 1 :
répartition des marchés hebdomadaires dans la région
|
Préfectures |
Marchés
hebdomadaires |
Marchés
quotidiens |
|
Koubia |
22 |
1 |
|
Labé |
29 |
3 |
|
Lélouma |
10 |
1 |
|
Mali |
24 |
1 |
|
Tougué |
10 |
1 |
L’ensemble
de cette dynamique est entretenue par la capacité relative d’épargne des
populations, particulièrement chez les émigrés, générant ainsi une
accumulation du capital en passe de devenir importante dans la région.
Les
principaux facteurs de la pauvreté
Durant les
consultations menées avec les différentes composantes des populations de
la région administrative de Labé, un certain nombre de facteurs ont été
identifiés comme étant à la base de la pauvreté :
-
la faiblesse
des revenus ;
-
la pauvreté
et la rareté des terres cultivables ;
-
l’insuffisance et la dégradation des infrastructures de base;
-
l’accès
difficile et ou insuffisant aux services de l’éducation ;
-
le taux
élevé d’analphabétisme ;
-
la
couverture démographique insuffisante en formation sanitaire de base avec
73% de la population vivant à 30 mn ou plus d’un établissement de santé;
-
la
couverture insuffisante en eau potable de certains villages au regard de
la dispersion de l’habitat dans la Région ;
-
une
intensification de l’exode rurale surtout masculine qui occasionne une
forte pression sur les femmes en augmentant leur taux global d’activité ;
-
l’enclavement de certaines zones de production ;
-
la
dégradation de l’environnement ;
-
la
difficulté de conservation et de transformation des produits et
sous-produits agricoles ;
-
la mauvaise
gestion des ressources humaines et financières publiques ;
-
la
dispersion des efforts de développement avec une assez faible implication
des bénéficiaires.
Faranah: Aperçu général
de la région et de son potentiel de développement
[top]
La région
administrative de Faranah se situe entre les régions naturelles de la
Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée forestière. Ce faisant,
elle bénéficie du climat équatorial au sud (Kissidougou), avec une
pluviométrie de l’ordre de 2.500 mm d’eau par an, et du climat soudanien
au nord, avec une pluviométrie n’excédant pas 1.500 mm d’eau par an.
La région de
Faranah couvre une superficie de 4 122 Km2 et comprend :
-
4
préfectures : Faranah, Kissidougou, Dabola et Dinguiraye ;
-
37
sous-préfectures ;
-
04
Communes Urbaines ;
-
243
Districts ;
-
1417
Secteurs ou villages ;
pour une
population totale de 736 587 habitants ; soit une densité de 19
habitants au km2.
Les atouts
et les contraintes de développement
La région
est essentiellement agro-pastorale. On y trouve des grandes plaines et
bas-fonds rizicoles ainsi qu’un cheptel abondant. Les principales cultures
vivrières sont le riz, le maïs et le manioc. Leur production peut être
sensiblement accrue. Les filières coton, karité et anacarde sont en
expansion et elles pourraient contribuer à la dynamique économique de la
région.
En outre,
l’exploitation aurifère dans la préfecture de Dinguiraye constitue
désormais une source importante de création de richesses.
Cependant,
pour son développement, la région de Faranah est confrontée à des fortes
contraintes. L’enclavement, le faible aménagement des zones cultivables,
le faible accès aux intrants et au crédit, la mauvaise gestion des
ressources forestières et le niveau élevé d’analphabétisme (plus de 80% de
la population sont analphabètes) sont au nombre des entraves au
développement de la région.
N’Zérékoré: Aperçu général
de la
Région de son potentiel de développement [top]
La Région
administrative de N’Zérékoré comprend six (6) Préfectures : Beyla,
Gueckédou, Lola, Macenta, N’Zérékoré, Yomou. Elle est située dans
l’extrême Sud de la Guinée et fait frontière avec les Républiques de Cote
d’ivoire, du Liberia et de la Sierra Leone. La Région occupe environ 20 %
de la superficie totale du pays.
Selon les
résultats définitifs du recensement général de la population et de
l’habitation(RGPH 99), la population totale de la Région y compris les
réfugiés est de 1.348.787 habitants dont 693.369 femmes et 655.418 hommes
regroupés dans 208.950 ménages. Le taux d’accroissement annuel est de 4,1
%. La densité moyenne est estimée à 22,1 hts/km2. Les
variations sont très importantes d’une Préfecture à l’autre, puisqu’elles
sont de l’ordre de 1 à 7,5 entre Beyla, la moins dense et N’Zérékoré la
plus peuplée. En général, les populations, regroupées dans des villages,
sont installées dans les plateaux.
Le relief de
la Région, assez tourmenté, est dominé par le massif du Nimba dont le
point culminant se situe à 1752 mètres. Les bassins versants orientés dans
toutes les directions sont séparés par des massifs dépassant les 1000m sur
lesquels subsistent les derniers vestiges des forêts primaires : Ziama
(Macenta) Diéké-Bero-Nimba (N’Zérékoré).
Au Nord, les
fonds des vallées des principaux cours d’eau constituent des plaines
alluviales assez vastes, très propices à l’agriculture. Au Sud, on trouve
des vallées plus encaissées, des bas-fonds, de petites plaines alluviales
aux sols souvent hydromorphes, favorables à la riziculture semi-irriguée
ou irriguée.
Les basses
plaines occupées par les cultures et les jachères ligneux, occupent au
total une superficie de 27 000 km2. D’autres, plus modestes,
se situent autour de N’Zérékoré (2 500 km2), au Sud de Macenta
(2200 km2), au Sud de Lola (1500km2) et dans Yomou
(1450 km2). Les collines à relief assez bas, défrichées plus
récemment couvrent 1100 km2 et leurs pentes assez fortes,
supportent seulement l’arboriculture (caféier, palmier, kolatier, bananier
et fruitiers divers). Les hauts reliefs occupent 10 000 km2
dont 3500 km2 sont couverts de forêts.
L’année est
divisée en deux saisons de durée inégale : la saison pluvieuse couvrant 9
à 10 mois de l’année avec une moyenne de précipitation de 1928 mn et la
saison sèche, le reste du temps.
Les
agriculteurs de la Région pratiquent les cultures vivrières (le riz, le
mais, l’arachide, le taro, la patate), les cultures maraîchères) et les
cultures destinées à la commercialisation (café, cola, cacao, palmier à
huile, hévéa, banane).
Selon
l’inspection régionale de l’agriculture et de l’élevage, le riz occupe 76%
des superficies cultivées dont 218 284 hectares en culture de coteaux et
de plaines représentant 41% de la production nationale. Selon la même
source, la production du riz paddy a atteint 227.853 tonnes en 2000 contre
219.569 en 1999 soit un rendement d’1,62t/ha en 2000 contre 1,59t/ha en
1999. Selon les estimations de l’inspection de l’agriculture les
plantations de café ont atteint environ 156.363 ha. Le rendement oscille
entre 0,70 et 1,10t/ha marchand pour une production estimée à 19.000t.
L’hévéa bien
que nouvelle culture se développe surtout dans la zone Bignamou (Yomou) où
il a été réalisé 5.616 ha pour une production estimée à 12.500t de
caoutchouc
En
association avec ces cultures, les agriculteurs pratiquent un élevage
domestique de petits ruminants (ovins et caprins), de bovins
(essentiellement dans la partie Nord) ou de porcins (au Sud). Selon des
données recueillies auprès de la section préfectorale des ressources
animales de N’Zérékoré, le cheptel bovins pour l’ensemble de la Région
s’élevait en 2000 à 223.569 têtes contre 187.611 en 1999. Pour ce qui
concerne les caprins, on a dénombré 70.468 têtes en 2000 contre 60.855 en
1999. S’agissant des bovins, les chiffres étaient de 59.785 en 2000 contre
58.514 en 1999.
En dépit de
conditions peu favorables de développement de l’élevage, cette activité
connaît cependant un regain de dynamisme notamment dans la partie Est de
la Région (Préfecture de Beyla) qui de par sa particularité
édaphoclimatique, est la zone la plus propice. Elle possède les meilleurs
spécimens de la race N’Dama.
Le réseau
routier de la Région Forestière est très dense. Il a été réalisé 70
ouvrages définitifs, 7 ouvrages semi-définitifs et 11 ouvrages
provisoires. Le réseau comprend : 313 km de routes revêtues, 997 km de
routes non revêtues au niveau régional et 618 km de routes nationales non
revêtues.
Les atouts
et contraintes de développement
Les
atouts
Dotée d’un
climat propice aux activités agricoles et très riche en ressources
naturelles, la Région offre de nombreux atouts pour son développement :
-
L’abondance et la régularité de la pluviométrie favorisent l’existence
de forêts denses, des sols fertiles et engendrent une agriculture riche
et variée ;
-
Les
produits (café et cacao), ne faisant pas l’objet d’une consommation ou
d’une transformation locale, sont collectés sur les petits marchés
hebdomadaires de Guéckedou et de N’Zérékoré et expédiés à Conakry ou
dans les pays voisins(Sénégal, Cote d’Ivoire). D’autres produits (huile
de palme, riz, cola) consommés localement, sont également drainés sur
Conakry pour satisfaire la demande locale ;
-
L’existence de 25 sites (dont 17 dans la Préfecture de Guéckédou et 8
dans la Préfecture de N’Zérékoré) propices à la pisciculture, avec une
forte possibilité de production et de commercialisation des poissons
d’élevage ;
-
La Région
offre des paysages qui comptent parmi les plus beaux vestiges de la
forêt primaire. Par la diversité de sa flore et de son relief, le Mont
Nimba, partie la plus élevée de la Région et classée comme patrimoine
mondial de l’Unesco, abrite des crapauds vivipares ;
-
La Région
de N’Zérékoré est dotée d’un fort potentiel minier (fer, diamant ) très
largement sous-exploité. Les gisements de fer les plus importants sont
le massif du Simandou dans la Préfecture de Beyla avec une teneur de
66,7% évalué à plus d’un milliard de tonnes, le massif du Nimba, à
cheval sur la Cote d’Ivoire, le Liberia et la Guinée, dont le potentiel
exploitable à ciel ouvert, est évalué à 800 millions de tonnes. Des
gisements d’or et de diamant se rencontrent dans les Préfectures de la
Région : Bounama, Samoé, Koropara (Préfecture de N’Zérékoré),
Fangamadou, Tékoulo (Préfecture de Guéckedou), Macenta, Binikala,
Singuédou, Kouankan, Nzébela, Koyama (Préfecture de Macenta),
Niansomoridou, Boola (Préfecture de Beyla), Gama, Foumbadou, Lola
(Lola), Gbanié et Diécké (Préfecture de Yomou) ;
-
L’existence de nombreux sites et curiosités naturelles : chutes de
Famoïla, grottes de Fooma, forêt sacrée de Fakouroudou, mare de
Bronkédou(préfecture de Beyla), mausolée de N’zébela Togba, Poste 5 de
Séredou, Tata de Boussedou, chutes de la Zaki (Préfecture de Macenta),
chutes de Dogbouga, tombes des soldats Anglais, statuettes de Dakougo
(Préfecture de Guéckedou), Mont Nimba (préfecture de Lola), chutes de
Kaléta sur le Diani, île de Tinzou, case sacrée de Zouwé, ponts de
lianes de Guéya, reste des Tata de Yiléta (Préfecture de Yomou) ;
-
L’existence d’une plate-forme aéroportuaire régionale bien placée pour
capter une demande potentielle de trafics appelée à augmenter d’année en
année passant de 7898 passagers en 2003 à 9486 en 2006 ;
-
L’existence de nombreux projets, programmes, ONG et Organisations
professionnelles agricoles ;
-
L’existence d’organisations socioprofessionnelles (1183 éleveurs
repartis entre 56 groupements à Beyla ) ;
-
L’existence d’une Fédération préfectorale des artisans à N’Zérékoré
(FEPAN) dont l’objectif est l’amélioration des conditions de vie des
artisans(développement des activités économiques des membres, défense
des intérêts des membres auprès des autorités et partenaires).
Les
contraintes
En dépit de
l’existence de nombreux atouts, bien d’obstacles limitent le développement
harmonieux de la Région de N’Zérékoré :
-
Une
forte menace de destruction de la forêt. Sur une superficie initiale
d’environ 1 million d’hectares, on ne compte aujourd’hui que 312 000
hectares de forêts classées. A l’origine de cette fâcheuse situation, la
pression démographique (incursion d’allochtones, arrivée massive de
réfugiés à cause de la guerre du Liberia et de la Sierre Leone) ;
-
L’absence de crédits adaptés pour l’artisanat ;
-
Malgré la présence de nombreux cours d’eau dans la Région, la pêche est
une activité faiblement pratiquée à cause de la pauvreté des cours d’eau
en poissons. Raison pour laquelle, la population s’alimente en grande
partie des produits halieutiques importés, venant de la Basse Guinée ;
-
Le
problème majeur du développement des villes de la Région, est celui des
équipements. En effet, l’absence d’énergie et notamment d’énergie
électrique(seulement 2,4% des ménages en sont pourvus) freine tout effort
dans le domaine des activités industrielles. Le bois est le combustible le
plus utilisé pour la cuisine(93,2% des ménages) contre 6,6 % de ménages
utilisant le charbon.
-
La
Région de N’Zérékoré, bien que recelant de nombreux sites énergétiques
(dont le seul fonctionnel à Macenta sur la Loffa), reste très mal
desservie avec une production de 116 180 kwh en 1999 et 382 260 kwh en
2000. Quelques groupes électrogènes fonctionnent par endroits, mais ils
sont souvent en panne ou, manquent de combustible ;
-
Le
mauvais état des réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement
entraîne de graves problèmes d’hygiène et de santé. Les villes, tout comme
les villages, sont régulièrement victimes d’épidémies de diarrhées;
-
Le
taux élevé d’analphabétisme ;
-
En
dépit des efforts fournis par l’Etat et les ONG, le taux de mortalité,
surtout maternel (estimé à 528/100 000), reste encore préoccupant. Le taux
de mortalité infantile est de 134 pour mille. Sur le plan médical, le
déficit reste important (un médecin pour 5000 habitants). D’importants
problèmes de santé publique demeurent, notamment les maladies liées à
l’eau, le paludisme, les MST/SIDA ;
-
Le
marché de l’emploi connaît une crise, due à la présence des réfugiés et
des personnes déplacées. Le taux de chômage est estimé à 94% et concerne
généralement les jeunes à la recherche du premier emploi. Cette crise a
pour conséquence l’aggravation du niveau de la pauvreté dans la Région.
-
Des
obstacles (faible niveau de formation technique et de gestion des
artisans, accès difficile au crédit et aux marchés publics, coût élevé des
matériels des matières premières et d’œuvre, méconnaissance et non
application du code de l’artisanat) affectent le fonctionnement de la
Fédération des artisans de N’Zérékoré ;
-
La
défectuosité du réseau routier national et les pistes rurales ;
-
Le
manque de pérennisation des acquis après projets ;
Les
principaux facteurs de la pauvreté
Les facteurs
identifiés comme étant à la base de la pauvreté dans la Région ne sont pas
fondamentalement différents de ceux relevés dans le reste des Régions de
la Guinée. Les plus importants sont :
-
la faiblesse
des revenus bien que dans cette Région ils sont plus élevés que dans les
autres Régions ;
-
l’insuffisance de la couverture sanitaire ;
-
le faible
accès des populations à l’eau potable ;
-
la
dégradation de l’environnement accentué par l’afflux des réfugiés et des
personnes déplacées suite à la guerre au Liberia et en sierra Leone ;
-
l’enclavement de certaines zones de production ;
-
l’absence
d’équipements de développement (énergie, télécommunication, etc.) ;
-
précarité du
marché de l’emploi ;
-
les
problèmes de santé publique notamment les maladies liées à l’eau potable,
le paludisme, les MST-SIDA ;
-
la
difficulté de conservation et de transformation des produits de
l’agriculture ;
-
la mauvaise
gestion des ressources humaines et financières publiques ;
-
La
dégradation de l’environnement due à la présence des réfugiés provenant de
la Cote d’ivoire ;
Mamou: Aperçu général
de la Région et de son potentiel de développement
[top]
La Région
administrative de Mamou partage, avec celle de Labé, la Région naturelle
de la Moyenne Guinée. Elle est située entre les 9ème et 12ème
degrés de latitude Nord, et les 11ème et 12ème
degrés de longitude Ouest ; et comprend trois Préfectures : Mamou, Dalaba
et Pita.
La Région
Administrative de Mamou couvre une superficie de 15. 900 km2. Elle est
limitée
-
Au Nord par
les Préfectures de Lélouma, Labé, Tougué et Dinguiraye,
-
A l’Est par
les Préfectures de Dabola et Faranah,
-
Au sud par
la République de Sierra Léone
-
A l’Ouest
par les Préfectures de Kindia et Télémélé.
Elle abrite
une population de 618.218 habitants (RGPH 96), soit une densité moyenne de
39 habitants au KM2.
Répartition
de la population de la Région de Mamou par préfecture et par sexe
|
N° |
Préfectures |
Hommes |
Femmes |
Total |
% |
Superficie Km2 |
Densité (H/KM2 |
|
1 |
Mamou |
114.964 |
121.362 |
236.326 |
38,6 |
8000 |
| |