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Validation des Stratégies Régionales de Réduction de la Pauvreté

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Introduction

L’ important exercice de validation des stratégies régionales de réduction de la pauvreté s’est déroulé du 16 Septembre au 22 Octobre 2OO3 dans les chefs lieu des 8 Régions administratives de notre pays. Ce programme a démarré par la Région de Boké et s’est achevé par la Ville Région de Conakry en passant par Kindia, Labé, Dabola, Kankan, N’Zérékoré et Mamou . L’ objectif  est de rendre plus efficaces les efforts de lutte contre la pauvreté grâce à une stratégie plus adaptée à la fois au potentiel et aux contraintes de développement de nos régions et aux préoccupations essentielles des  populations. Il s’agit également de renforcer le processus de déconcentration et de décentralisation de la gestion du développement. Enfin, l’exercice doit contribuer au renforcement des capacités des structures à la base, notamment en matière de conception, de formulation, de mise en œuvre et de suivi évaluation des politiques de développement. Pour atteindre les objectifs visés, les acteurs à la base( autorités déconcentrées et décentralisées, services techniques, société civile, populations) doivent demeurer au cœur du processus de formulation et de mise en œuvre de ces  stratégies. Ainsi, à l’image du processus participatif  mis en oeuvre dans le cadre de l’élaboration du DSRP national,  des concertations  approfondies  ont été engagées au niveau de chacune des  régions pour définir les objectifs et stratégies prioritaires de réduction de la pauvreté ainsi que les conditions de leur réalisation  Ce sont les stratégies ainsi formulées qui viennent d’être validées. Par ailleurs, les objectifs contenus dans chacune des stratégies régionales serviront de base à l’élaboration du Budget de l’année 2004. Le Ministre de l’Economie et des Finances Mr Cheick Ahmadou Camara a assuré tout au long des cinq semaines de tournée, la présidence de ces ateliers de validation. Il y avait à ses cotés le Président du Comité de Pilotage de SRP, Secrétaire Général du MEF,El hadj Amadou Sow, les cadres nationaux   représentant les  départements ministériels en charge des secteurs prioritaires et les cadres du Secrétariat Permanent de la SRP ; les autorités régionales,  préfectorales , les élus locaux et les représentants de la société civile ont pris une part active à cet exercice  aux cotés des participants statutaires.

 

Les Régions Administratives de Guinée

La Guinée compte 8 Régions Administratives regroupant 33 préfectures et 5 Communes de plein exercice dans la Ville Région de Conakry. Ces 8  Régions Administratives sont impliquées dans le processus de validation et de mise en œuvre des stratégies régionales de réduction de la pauvreté. Pour mieux comprendre les réalités de ces régions et cerner les enjeux sous–jacents, voici une présentation de chacune des régions concernées. Cette présentation s’articule comme suit :

  • aperçu général de la Région ;

  • les atouts de développement de la Région ;

  • les contraintes qui bloquent l’essor socio-économique de la région

Le Document complet de chacune des 8 Régions Administratives concernées peut être consulté  dans la partie « Documents complets à consulter » de ce site.

 


 Boké : Aperçu général
 de la Région de son potentiel de développement 
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La Région administrative de Boké comprend cinq (5) préfectures : Boké, Boffa, Fria, Gaoual et Koundara. Elle est située dans la partie occidentale du pays, à cheval entre la Moyenne Guinée et la Guinée Maritime.

Le potentiel de développement de la région est exceptionnellement important et varié. Au plan agricole, on relève: i) une frange littorale, constituée de terres très fertiles, avec des pluies abondantes (plus de 3.000 mm d’eau par an) et ii) une vaste étendue de plaines au nord-ouest (Gaoual et Koundara). A cela, il convient d’ajouter la densité de la population relativement faible (en moyenne 24 hts/km² à l’échelle de la région, 14 à Gaoul et 18 à Koundara), ce qui devrait faciliter l’accès à la terre.

Peu valorisée à ce jour, cette dotation naturelle offre de larges  possibilités de production agricole (riz, palmier à huile, fruits et légumes etc.).

Grâce à la disponibilité de l’eau et des pâturages, la pratique de l’élevage y est propice et courante. Près de 35% des exploitations agricoles pratiquent l’élevage de bovins et 32% l’élevage de caprins. La région fournit environ19% du cheptel bovins du pays, 14% du cheptel ovins et 17% du cheptel caprins.

Avec plus de 200 km de côte maritime, la région peut également s’appuyer sur le sous-secteur de la pêche. Tout ceci est complété par l’abondance des ressources en minerai de bauxite (Fria et une partie de Boké), actuellement pourvoyeuses d’une partie non négligeable des recettes de l’Etat.

Enfin, les nombreux sites touristiques, dont le parc national de Badiar, qui s’étend sur 32.800 ha, le mont Badiar et la colline Sow qui offrent des vues panoramiques par excellence, la plage de Kamabi et les mares de Pantangalan (Koundara) et de Dapéréré (Boké), le tunnel Dinah Salifou à Sogoboly (Boké), peuvent également constituer des supports considérables pour le développement local.

 

Les atouts et les contraintes de développement de la Région

En plus de cette importante dotation naturelle, la région dispose de plusieurs atouts favorables à son développement :

  • elle a de larges ouvertures sur Conakry, Labé, le Sénégal et la Guinée-Bissau, ce qui lui ouvre de perspectives importantes pour la commercialisation de la production. Déjà, du 1er Janvier au 30 Septembre 2002, la préfecture de Koundara a enregistré au titre de ses exportations : i) à destination de Labé : 682.500 tonnes de paddy, 2.414 tonnes d’arachide coque, 2.300 tonnes d’arachide nette et 1.955 tonnes de pâte d’arachide, ii) à destination du Sénégal : 655 tonnes de Tamarin, 540 tonnes de Soumabara et 509 tonnes de Kani ;

  • avec le processus d’intégration sous-régional, la région de Boké, située sur l’axe stratégique qui relie l’ensemble des pays côtiers, pourrait constituer un carrefour important pour les transactions commerciales intra-sourégionales. De plus, ses frontières communes avec le sud du Sénégal devraient favoriser le décollage et la dynamique de l’activité touristique dans la région.

  • l’organisation des paysans en différents groupements d’intérêt économique. A titre d’exemple, on compte 34 groupements à Koundara (avec 697 adhérents), 39 à Gaoual, 6 à Fria et 6 à Boffa. On compte également 55 groupements de maraîchers et 14 groupements de planteurs à Gaoual. Chaque groupement est géré par un bureau mis en place par voie d’élection. Au niveau sous-préfectoral ou préfectoral sont installés des bureaux de coordination. Ces différents groupements pourraient constituer des canaux importants pour l’appui au développement et à la modernisation du secteur rural ;

  • la présence dans la région de deux grandes sociétés rizicoles (la SOGUICODA et la SOBERGUI) qui pratiquent la riziculture intensive respectivement dans les plaines aménagées de Koba et de Monchon. Ces deux sociétés pourraient constituer des vecteurs efficaces pour la modernisation des pratiques agricoles dans la région ;

  • la présence dans la région (à Fria et à Boké) de grandes compagnies minières, ce qui est de nature à favoriser : i) la diversification de l’économie par les effets induits sur la dynamique des PME/PMI, et ii) une mobilisation de ressources accrues en faveur du développement local.

L’essor économique et social de la région n’est cependant pas sans contraintes. Au plan des infrastructures, bien que relativement mieux dotée par rapport à d’autres régions, d’importantes zones de production, telles que Koumbia et Wendou–Mbour (Gaoual), Kamabi (Koundara) et Malapouyah (Boké), restent encore enclavées. Aussi, les routes nationales menant à Gaoual et à Koundara sont souvent peu praticables pendant les saisons hivernales.

Par ailleurs, une contrainte majeure pour le développement agricole en Guinée, qui demeure valable pour la région administrative de Boké, est celle de l’accès au foncier et de la sécurité foncière. Plus que les autres régions naturelles du pays, la Guinée maritime possède des atouts favorables pour les cultures fruitières très prisées sur le marché international. La proximité de Conakry, point de liaison avec le reste du monde, la qualité des sols et la relative accessibilité par voie routière ou maritime font que, sous certaines conditions, des réelles opportunités de production et de commercialisation existent.

Pour tirer pleinement profit de cet atout, un environnement rassurant pour les investissements privés doit être garanti ; cela suppose, entre autres, des meilleures conditions de sécurité foncière et domaniale. Il reste entendu que les efforts à consentir dans ce domaine vont au delà des compétences de la seule région de Boké, même si l’administration locale aura un grand rôle à jouer.

A cela, il convient d’ajouter d’autres contraintes largement partagées par les autres régions : les difficultés d’accès aux intrants (semences améliorées, engrais), les insuffisances des systèmes de financement existants, la faible dynamique des initiatives privées, le déficit d’encadrement de la part des services publics concernés et la faible capacité des organisations paysannes.

En matière d’élevage, les contraintes majeures restent le faible accès à l’eau et au pâturage dans la partie foutanienne et la gestion de la transhumance dans la partie maritime.

 

Les Principaux facteurs de la pauvreté

Les principaux obstacles au développement dans la région de Boké relèvent des facteurs suivants :

  • l’enclavement de certaines préfectures, sous-préfectures et zones de production ;

  • le faible aménagement des surfaces cultivables ;

  • la réduction des zones de pâturage liée à la pression démographique ;

  • le faible accès à des mécanismes de financement adaptés : micro crédit de proximité et à des coûts raisonnables ;

  • le déboisement abusif des forêts et les feux de brousse ;

  • l’accès limité aux services sociaux de base : santé, éducation, eau potable, assainissement,

  • le niveau élevé d’analphabétisme ;

  • la persistance des méthodes et pratiques traditionnelles peu rentables et préjudiciables à l’environnement, dans l’exploitation des ressources agricoles;

  • la dégradation de l’environnement due à l’exploitation minière.

 


 Kindia :  Aperçu général
 de la Région de son potentiel de développement
 
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A cheval entre la Moyenne-Guinée et la Guinée Maritime, la région administrative de Kindia s’étend entre les côtes atlantiques et les contreforts du Foutah Djalon, sur 26.932 km² (11% de la superficie nationale). Elle est constituée de 5 préfectures (Kindia, Coyah, Dubréka, Forécariah et Télimélé).

En 1996, la région comptait  928.312 hts (soit 13 % de la population guinéenne), pour une densité de 34,5 hts au km², contre une moyenne nationale (non compris Conakry) de 25 hts. Entre 1983 et 1996, la population de la région est passée de 555.957 à 928.312 habitants, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 4%.

Formée de plaines marécageuses s’élargissant vers le nord du pays, la région de faible altitude est parfois inondable. Cependant, on y rencontre quelques monts : Gangan (1.116 m), Benna (1.124 m), Kakoulima (1.011 m).

La région jouit d’un climat tropical de type sub-guinéen, influencé par la mer. Elle est caractérisée par deux saisons d’égale durée : la saison sèche, qui s’étend de Novembre à Avril et la saison pluvieuse, de Mai à Octobre, avec une pluviométrie annuelle moyenne variant entre 1900mm et 3600 mm d’eau par an d’une préfecture à une autre.

 

Forces, faiblesses, opportunités et menaces du développement  de la région

Pour son développement, la région compte en tout premier lieu sur sa richesse naturelle. Ensuite, sur ses ressources humaines et les avantages que lui offre sa situation géographique, aux portes de la capitale, et donc directement en contact avec le reste du monde par les voies maritime et aérienne. Mieux qu’une formulation laconique d’atouts et contraintes, le tableau FFOM ci-après offre une vue critique sur le contexte de développement de la région. Il suppose une lecture critique permettant d’entrevoir à la fois les principaux facteurs de la pauvreté, formulés en terme de faiblesses et risques, ainsi que les opportunités et les atouts favorisant les efforts de réduction de la pauvreté.

 

 FOM sur le contexte de développement de la région ADM. de Kindia

Forces

Faiblesses

- Richesse naturelle:  Hydrographie dense, vastes
  plaines et bas-fonds

- Ressources humaines: Environ 57% de population
  active

- Activités éconoques fortes: Agriculture, artisanat,
  PME/PMI

- Filières agricoles d’exportation: Mangues  (30.000
  arbres env), ananas (6000 t /an),
 banane, anacardes

- Riziculture favorable

- Pêche artisanale sur des zones élargies

- Forte tradition d’élevage, races d’animaux  résistantes

- Patrimoine culturel et naturel riche et varié

- Activités minières: Industrielles et artisanales

- Accès difficile aux zones de production

- Manque de professionnalisme des acteurs par rapport aux enjeux
  du marché

- Faibles revenus, Faiblesse des infrastructures écoq., Marché non
  structuré,
difficulté accès aux intrants,  faible capacité d’absorption° 
  financière

- Verger de manguiers vieilli

- Usines de transformat° inexistantes

- Faible taux d’exportation

- Contraintes de conservat° et de conditionmt., contraintes structurelles

- La baisse de la production et le manque d’une assistance suffisante
  pour la filière

- Manque de centre de conservation

- Pêcheurs peu ou mal structurés

- Equipements de pêche dérisoires

- Groupement d’éleveurs mal structurés et mal équipés

- Sites non valorisés

- Oeuvres artistiques et de l’artisanat d’art  non promus

- Avantages insuffisants pour les populations

Opportunités

Menaces

- Proximité de la capitale, accès facile au monde

- Existence de 78 groupements d’auto-promoton sous f
  orme de PME / PMI
.
  Kindia, 48 corps de métiers et 33 organisations
  d’autopromotion (OAP),
Télimélé, 28 corps de métiers, 
  Coyah 14
groupements,  Forécariah, 26 corps de
  métiers,  Dubréka, 24 corps de métier

- Conditions agro-écologiques favorables

- Environt. institutionnel et stratégique favorable pour
  la reconquête du marché
international

- Des organisations paysannes  motivés

- Une tradition de production facile à redynamiser

- Le grand intérêt de la grande majorité des
  consommateurs nationaux pour le riz du
pays

- Consommateurs de produits halieutiques nombreux,
  clientèle nationale et
extérieure élargie

- Intérêt grandissant des partenaires financiers pour
  la pêche artisanale et les
activités des mareyeuses

- Existence d’espaces suffisant pour la création de
  puits, abreuvoirs et zones de
transhumance

- L’émergence d’un tourisme culturel national et
  offensive de communication
menée par le
  Gouvernement

- La prise en compte de la valorisation touristique du
  patrimoine culturel dans le
DSRP national

- Gisements d’or et de diamant peuvent être identifiés

- Existence projet Port sec

- L’exploitation abusive et la destruction des ressources  naturelles

- Les manifestations et les effets aggravants de la pauvreté  

- L’insécurité,  la baisse de la moralité et les effets pervers des
  influences culturelles
négatives, analphabétisme,  IST/SIDA

- L’exode rural

- la malgouvernance économique

- L’inexistence d’une politique nationale d’aménagement du territoire

- L’insuffisance ou le manque général d’esprit d’entreprise

- L’implication insuffisante et le manque de savoir-faire des opérateurs
  privés

- La concurrence du riz importé

- L’abandon progressif de l’agriculture par la main-d’œuvre locale pour
  les mines d’or ou
de diamant

- Techniques et moyens de pêche préjudiciables à la préservation des
  ressources halieutiques

- Insécurité dans les zones de pêche

- Vol de bétail,  Pression élevée de la consommation par rap. à la
  production animale

- Impact de connotations culturelles négatives sur l’élevage et la
  commercialisation du bétail  

- La dégradation continue des sites du patrimoine naturel et culturel

- Le vandalisme

- Inexpériences, insuffisance de compétence en matière de tourisme
  culturel et rural

- Les effets pervers d’un tourisme incontrôlé

- Occupation anarchique ou destruction de zones de production
  exploitants clandestins

 
Analyse de la Pauvreté

En dépit du potentiel naturel dont dispose la région et les avantages qu’elle présente en raison de sa proximité de Conakry et de son ouverture sur le reste du monde, la région de Kindia n’est pas épargnée par le phénomène de pauvreté. Sur la base des 15 indicateurs retenus pour l’établissement d’une carte de pauvreté à l’échelle du pays, la région compte une préfecture  (Télimélé) parmi les 6 les plus pauvres du pays (voir DSRP national : carte nationale de la pauvreté, p. 14). Les autres préfectures affichent un degré de pauvreté relativement modéré au regard de la situation générale du pays.

Comme dans toutes les autres régions, les données disponibles ne sont pas suffisamment désagrégées pour permettre une analyse plus fine de la pauvreté. L’enquête en cours auprès des ménages (EBEP) permettra de combler ce déficit et de pousser l’analyse jusqu’à l’échelle de la sous-préfecture.

 


 Labé :  Aperçu général
 de la Région de son potentiel de développement
 
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Située dans la partie nord de la Moyenne Guinée, la Région Administrative de Labé s’étend sur 22.616 km² (9,2% de la superficie nationale). Elle est constituée de 5 préfectures (Labé, Mali, Lélouma, Koubia et Tougué). En 1999, la Région comptait 799.545 habitants (soit 11,2% de la population guinéenne)dont 440.487 de sexe féminin et 359058 de sexe masculin pour une densité de 35 hts au km².

La Région a un climat typiquement foutanien. Son relief est montagneux et compartimenté, avec une altitude moyenne de l’ordre de 700m et pour point culminant le Mont Loura (1.515m), situé dans la préfecture de Mali. Le climat résulte de la combinaison de l’altitude et de l’influence maritime déclinante. Il est marqué par deux saisons : une saison sèche de près de 7 mois, de Novembre à Mai et une saison pluvieuse de 5 mois, avec une pluviométrie annuelle moyenne d’environ 1.500 mm. La température moyenne quotidienne varie entre 10,7 et 33,3°C.

Les potentialités de développement de la Région sont essentiellement constituées d’une large étendue de terres cultivables, d’un climat propice à l’agriculture et à l’élevage, d’importantes réserves bauxitiques (dont l’exploitation n’est pas encore entamée), de la diversité et de la qualité de ses produits artisanaux et de son paysage touristique.

L’agriculture et l’élevage sont les principales activités économiques de la région. Toutefois, la dynamique de développement de ces deux secteurs est fortement contrariée par des conditions naturelles défavorables et le faible niveau d’aménagement de la Région.

A l’exception de la Préfecture de Labé, située sur le plateau central du Fouta Djallon et caractérisée par de faibles potentialités agricoles, les autres préfectures de la Région sont dominées par des montagnes et bowés, avec des conditions d’accès nettement plus sévères. Par ailleurs, la qualité des sols (sols parfois ferralitiques ou caillouteux), le relief très montagneux et les pratiques extensives de l’agriculture conduisent à une détérioration rapide de la qualité organique des sols (sous l’effet de l’érosion hydrique).

En 1997/98, le rendement du riz était de 1,117 tonnes/ha, le plus faible de tout le pays. Ce rendement n’a guère connu une amélioration réelle, en dépit des efforts consentis pour le développement du secteur au cours des deux dernières décennies.

Les plaines et bas-fonds disponibles, quoique importants, sont très faiblement aménagés (moins de 5% des superficies) et sont concentrés dans le sud de Tougué, à Mali et, dans une moindre mesure, à Lélouma.

Dans la Région de Labé, les tapades jouent un rôle majeur dans la vie des ménages. Situées autour des habitations, les tapades fournissent une diversité de produits, essentiellement destinés à l’autoconsommation.

 

Les atouts de développement de la Région

Un des atouts majeurs de la région est le dynamisme de ses populations. Ce dynamisme se traduit par leur présence marquée dans tous les domaines d’activités économiques : agriculture, élevage, commerce etc. Ces populations, y compris les ressortissants installés à l’extérieur, participent activement aux efforts de développement local.

Dans le secteur rural, on enregistre plusieurs associations d’agriculteurs et d’éleveurs professionnels (420 groupements d’éleveurs comprenant 1200 éleveurs environ) pouvant constituer des vecteurs essentiels pour la mutation et la modernisation du secteur. A cela, il faut ajouter :

  • l’existence de filières motrices que sont la pomme de terre, l’oignon, la tomate, et dans une moindre mesure, le coton qui vient d’être introduit dans la préfecture de Mali,

  • des progrès importants enregistrés dans la surveillance épidémiologique et la lutte contre les épizooties,

  • des actions concertées entre services de sécurité, services déconcentrés de l’Etat, responsables des Communautés Rurales de Développement (CRD) et organisations d’éleveurs pour le renforcement de la lutte contre le vol de bétail,

  • l’émergence de la foresterie privée, favorisant du coup, la multiplication des plantations forestières communautaires et privées.

La ville de Labé dispose d’une importante fonction commerciale avec plus de 650 magasins tenus par les commerçants de gros et de demi-gros, inscrits comme importateurs et exportateurs et des étalagistes dont le nombre dépasse 1.600. La Région compte au total 95 marchés hebdomadaires et 7 marchés quotidiens se répartissant ainsi qu’il suit :

 

Tableau 1 : répartition des marchés hebdomadaires dans la région

Préfectures

Marchés hebdomadaires

Marchés quotidiens

Koubia

22

1

Labé

29

3

Lélouma

10

1

Mali

24

1

Tougué

10

1

 

L’ensemble de cette dynamique est entretenue par la capacité relative d’épargne des populations, particulièrement chez les émigrés, générant ainsi une accumulation du capital en passe de devenir importante dans la région.

 

Les principaux facteurs de la pauvreté

Durant les consultations menées avec les différentes composantes des populations de la région administrative de Labé, un certain nombre de facteurs ont été identifiés comme étant à la base de la pauvreté :

  • la faiblesse des revenus ;

  • la pauvreté et la rareté des terres cultivables ;

  • l’insuffisance et la dégradation des infrastructures de base;

  • l’accès difficile et ou insuffisant aux services de l’éducation ;

  • le taux élevé d’analphabétisme ;

  • la couverture démographique insuffisante en formation sanitaire de base avec 73% de la population vivant à 30 mn ou plus d’un établissement de santé;

  • la couverture insuffisante en eau potable de certains villages au regard de la dispersion de l’habitat dans la Région ;

  • une intensification de l’exode rurale surtout masculine qui occasionne une forte pression sur les femmes en augmentant leur taux global d’activité ;

  • l’enclavement de certaines zones de production ;

  • la dégradation de l’environnement ;

  • la difficulté de conservation et de transformation des produits et sous-produits agricoles ;

  • la mauvaise gestion des ressources humaines et financières publiques ;

  • la dispersion des efforts de développement avec une assez faible implication des bénéficiaires.

 


 Faranah:  Aperçu général
 de la région et de son potentiel de développement 
 
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La région administrative de Faranah se situe entre les régions naturelles de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée forestière. Ce faisant, elle bénéficie du climat équatorial au sud (Kissidougou), avec une pluviométrie de l’ordre de 2.500   mm d’eau par an, et du climat soudanien au nord, avec une pluviométrie n’excédant pas 1.500 mm d’eau par an.

La région de Faranah couvre une superficie de 4 122 Km2 et comprend :

  • 4 préfectures : Faranah, Kissidougou, Dabola et Dinguiraye ;

  • 37 sous-préfectures ;

  • 04 Communes Urbaines ;

  • 243 Districts ;

  • 1417 Secteurs ou villages ;

pour une population totale  de  736 587 habitants ;  soit  une  densité de 19 habitants au km2.

 

Les atouts et les contraintes de développement

La région est essentiellement agro-pastorale. On y trouve des grandes plaines et bas-fonds rizicoles ainsi qu’un cheptel abondant. Les principales cultures vivrières sont le riz, le maïs et le manioc. Leur production peut être sensiblement accrue. Les filières coton, karité et anacarde sont en expansion et elles pourraient contribuer à la dynamique économique de la région.

En outre, l’exploitation aurifère dans la préfecture de Dinguiraye constitue désormais une source importante de création de richesses.

Cependant, pour son développement, la région de Faranah est confrontée à des fortes contraintes. L’enclavement, le faible aménagement des zones cultivables, le faible accès aux intrants et au crédit, la mauvaise gestion des ressources forestières et le niveau élevé d’analphabétisme (plus de 80% de la population sont analphabètes) sont au nombre des entraves au développement de la région.

 


 N’Zérékoré: Aperçu général
 de la Région de son potentiel de développement
 
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La Région administrative de N’Zérékoré comprend six (6) Préfectures : Beyla, Gueckédou, Lola, Macenta, N’Zérékoré, Yomou. Elle est située dans l’extrême Sud de la Guinée et fait frontière avec les Républiques de Cote d’ivoire, du Liberia et de la Sierra Leone. La Région occupe environ 20 % de la superficie totale du pays.

Selon les résultats définitifs du recensement général de la population et de l’habitation(RGPH 99), la population totale de la Région y compris les réfugiés est de 1.348.787 habitants dont 693.369 femmes et 655.418 hommes regroupés dans 208.950 ménages. Le taux d’accroissement annuel est de 4,1 %. La densité moyenne est estimée à 22,1 hts/km2. Les variations sont très importantes d’une Préfecture à l’autre, puisqu’elles sont de l’ordre de 1 à 7,5 entre Beyla, la moins dense et N’Zérékoré la plus peuplée. En général, les populations, regroupées dans des villages, sont installées dans les plateaux.

Le relief de la Région, assez tourmenté, est dominé par le massif du Nimba dont le point culminant se situe à 1752 mètres. Les bassins versants orientés dans toutes les directions sont séparés par des massifs dépassant les 1000m sur lesquels subsistent les derniers vestiges des forêts primaires : Ziama  (Macenta) Diéké-Bero-Nimba (N’Zérékoré).

Au Nord, les fonds des vallées des principaux cours d’eau constituent des plaines alluviales assez vastes, très propices à l’agriculture. Au Sud, on trouve des vallées plus encaissées, des bas-fonds, de petites plaines alluviales aux sols souvent hydromorphes, favorables  à la riziculture semi-irriguée ou  irriguée.

Les basses plaines occupées par les cultures et les jachères ligneux, occupent au total une superficie de 27 000 km2.  D’autres, plus modestes, se situent autour de N’Zérékoré (2 500 km2), au Sud de Macenta (2200 km2), au Sud de Lola (1500km2) et dans Yomou (1450 km2). Les collines à relief  assez bas, défrichées plus récemment couvrent 1100 km2 et leurs pentes assez fortes, supportent seulement l’arboriculture (caféier, palmier, kolatier, bananier et fruitiers divers). Les hauts reliefs occupent 10 000 km2 dont 3500 km2 sont couverts de forêts.

L’année est divisée en deux saisons de durée inégale : la saison pluvieuse couvrant 9 à 10 mois de l’année avec une moyenne de précipitation de 1928 mn et la saison sèche, le reste du temps.

Les agriculteurs de la Région pratiquent les cultures vivrières (le riz, le mais, l’arachide, le taro, la patate), les cultures maraîchères) et les cultures destinées à la commercialisation (café, cola, cacao, palmier à huile, hévéa, banane).

Selon l’inspection régionale de l’agriculture et de l’élevage, le riz occupe 76% des superficies cultivées dont 218 284 hectares en culture de coteaux et de plaines représentant 41% de la production nationale. Selon la même source, la production du riz paddy a atteint 227.853 tonnes en 2000 contre 219.569 en 1999 soit un rendement d’1,62t/ha en 2000 contre 1,59t/ha en 1999. Selon les estimations de l’inspection de l’agriculture les plantations de café ont atteint environ 156.363 ha. Le rendement oscille entre 0,70 et 1,10t/ha marchand pour une production estimée à 19.000t.

L’hévéa bien que nouvelle culture se développe surtout dans la zone Bignamou (Yomou) où il a été réalisé 5.616 ha pour une production estimée à 12.500t de caoutchouc

En association avec ces cultures, les agriculteurs pratiquent un élevage domestique de petits ruminants (ovins et caprins), de bovins (essentiellement dans la partie Nord) ou de porcins (au Sud). Selon des données recueillies auprès de la section préfectorale des ressources animales de N’Zérékoré, le cheptel bovins pour l’ensemble de la Région s’élevait en 2000 à 223.569 têtes contre 187.611 en 1999. Pour ce qui concerne les caprins, on a dénombré 70.468 têtes en 2000 contre 60.855 en 1999. S’agissant des bovins, les chiffres étaient de 59.785 en 2000 contre 58.514 en 1999.

En dépit de conditions peu favorables de développement de l’élevage, cette activité connaît cependant un regain de dynamisme notamment dans la partie Est de la Région (Préfecture de Beyla) qui de par sa particularité édaphoclimatique, est la zone la plus propice. Elle possède les meilleurs spécimens de la race N’Dama.

Le réseau routier de la Région Forestière est très dense. Il a été réalisé 70 ouvrages définitifs, 7 ouvrages semi-définitifs et 11 ouvrages provisoires. Le réseau comprend : 313 km de routes revêtues, 997 km de routes non revêtues au niveau régional et 618 km de routes nationales non revêtues.

 

Les atouts et contraintes de développement

Les atouts

Dotée d’un climat propice aux activités agricoles et très riche en ressources naturelles, la Région offre de nombreux atouts pour son développement :

  1. L’abondance et la régularité de la pluviométrie favorisent l’existence de forêts denses, des sols fertiles et engendrent une agriculture riche et variée ;

  1. Les produits (café et cacao), ne faisant pas l’objet d’une consommation ou d’une transformation locale, sont collectés sur les petits marchés hebdomadaires de Guéckedou et de N’Zérékoré  et expédiés à Conakry ou dans les pays voisins(Sénégal, Cote d’Ivoire).  D’autres produits (huile de palme, riz, cola) consommés localement, sont également drainés sur Conakry pour satisfaire la demande locale ;

  1. L’existence de 25 sites (dont 17 dans la Préfecture de Guéckédou et 8 dans la Préfecture de N’Zérékoré) propices à la pisciculture, avec une forte possibilité de production et de commercialisation des poissons d’élevage ;

  1. La Région offre des paysages qui comptent parmi les plus beaux vestiges de la forêt primaire. Par la diversité de sa flore et de son relief, le Mont Nimba, partie la plus élevée de la Région et classée comme patrimoine mondial de l’Unesco, abrite des crapauds vivipares ;

  1. La Région de N’Zérékoré est dotée d’un fort potentiel minier (fer, diamant ) très largement sous-exploité. Les gisements de fer les plus importants sont le massif du Simandou dans la Préfecture de Beyla avec une teneur de 66,7% évalué à plus d’un milliard de tonnes, le massif du Nimba, à cheval sur la Cote d’Ivoire, le Liberia et la Guinée, dont le potentiel exploitable à ciel ouvert, est évalué à 800 millions de tonnes. Des gisements d’or  et de diamant se rencontrent dans les Préfectures de la Région : Bounama, Samoé, Koropara (Préfecture de N’Zérékoré), Fangamadou, Tékoulo (Préfecture de Guéckedou), Macenta, Binikala, Singuédou, Kouankan, Nzébela, Koyama (Préfecture de Macenta), Niansomoridou, Boola (Préfecture de Beyla), Gama, Foumbadou, Lola (Lola), Gbanié et Diécké (Préfecture de Yomou) ;  

  1. L’existence de nombreux sites et curiosités naturelles : chutes de Famoïla,  grottes de Fooma, forêt sacrée de Fakouroudou, mare de Bronkédou(préfecture de Beyla), mausolée de N’zébela Togba, Poste 5 de Séredou, Tata de Boussedou, chutes de la Zaki (Préfecture de Macenta), chutes de Dogbouga, tombes des soldats Anglais, statuettes de Dakougo (Préfecture de Guéckedou), Mont Nimba (préfecture de Lola),  chutes de Kaléta sur le Diani, île de Tinzou, case sacrée de Zouwé, ponts de lianes de Guéya, reste des Tata de Yiléta (Préfecture de Yomou) ;

  2. L’existence d’une plate-forme aéroportuaire régionale bien placée pour capter une demande potentielle de trafics appelée à augmenter d’année en année passant de 7898 passagers en 2003 à 9486 en 2006 ;

  3. L’existence de nombreux projets, programmes, ONG et Organisations professionnelles agricoles ;

  1. L’existence d’organisations socioprofessionnelles (1183 éleveurs repartis entre 56 groupements à Beyla ) ;

  1. L’existence d’une Fédération préfectorale des artisans à N’Zérékoré (FEPAN) dont l’objectif est l’amélioration des conditions de vie des artisans(développement des activités économiques des membres, défense des intérêts des membres auprès des autorités et partenaires).

 

Les contraintes

En dépit de l’existence de nombreux atouts, bien d’obstacles limitent le développement harmonieux de la Région de N’Zérékoré :

  • Une forte menace de destruction de la forêt. Sur une superficie initiale d’environ 1 million d’hectares, on ne compte aujourd’hui que 312 000 hectares de forêts classées. A l’origine de cette fâcheuse situation, la pression démographique (incursion d’allochtones, arrivée massive de réfugiés à cause de la guerre du Liberia et de la Sierre Leone) ;

  • L’absence de crédits adaptés pour l’artisanat ;

  • Malgré la présence de nombreux cours d’eau dans la Région, la pêche est une activité faiblement pratiquée à cause de la pauvreté des cours d’eau en poissons. Raison pour laquelle, la population s’alimente en grande partie des produits halieutiques importés, venant de la Basse Guinée ;

  • Le problème majeur du développement des villes de la Région, est celui des équipements. En effet, l’absence d’énergie et notamment d’énergie électrique(seulement 2,4% des ménages en sont pourvus) freine tout effort dans le domaine des activités industrielles. Le bois est le combustible le plus utilisé pour la cuisine(93,2% des ménages) contre 6,6 % de ménages utilisant le charbon.

  • La Région de N’Zérékoré, bien que recelant de nombreux sites énergétiques (dont le seul fonctionnel à Macenta sur la Loffa), reste très mal desservie avec une production de 116 180 kwh en 1999 et 382 260 kwh en 2000. Quelques groupes électrogènes  fonctionnent par endroits, mais ils sont souvent en panne ou, manquent de combustible ;

  • Le mauvais état des réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement entraîne de graves problèmes d’hygiène et de santé. Les villes, tout comme les villages, sont régulièrement victimes d’épidémies de diarrhées;

  • Le taux élevé d’analphabétisme ;

  • En dépit des efforts fournis par l’Etat et les ONG, le taux de mortalité, surtout maternel (estimé à 528/100 000), reste encore préoccupant. Le taux de mortalité infantile est de 134 pour mille. Sur le plan médical, le déficit reste important (un médecin pour 5000 habitants). D’importants problèmes de santé publique demeurent, notamment les maladies liées à l’eau, le paludisme, les MST/SIDA ;

  • Le marché de l’emploi connaît une crise, due à la présence des réfugiés et des personnes déplacées. Le taux de chômage est estimé à 94% et concerne généralement les jeunes à la recherche du premier emploi. Cette crise a pour conséquence l’aggravation du niveau de la pauvreté dans la Région.

  • Des obstacles (faible niveau de formation technique et de gestion des artisans, accès difficile au crédit et aux marchés publics, coût élevé des matériels des matières premières et d’œuvre, méconnaissance et non application du code de l’artisanat) affectent le fonctionnement de la Fédération des artisans de N’Zérékoré ;

  • La défectuosité  du réseau routier national et les pistes rurales ;

  • Le manque de pérennisation des acquis après projets ;

Les principaux facteurs de la pauvreté

Les facteurs identifiés comme étant à la base de la pauvreté dans la Région ne sont pas fondamentalement différents de ceux relevés dans le reste des Régions de la Guinée. Les plus importants sont :

  • la faiblesse des revenus bien que dans cette Région ils sont plus élevés que dans les autres Régions ;

  • l’insuffisance de la couverture sanitaire ;

  • le faible accès des populations à l’eau potable ;

  • la dégradation de l’environnement accentué par l’afflux des réfugiés et des personnes déplacées suite à la guerre au Liberia et en sierra Leone ;

  • l’enclavement de certaines zones de production ;

  • l’absence d’équipements de développement (énergie, télécommunication, etc.) ;

  • précarité du marché de l’emploi ;

  • les problèmes de santé publique notamment les maladies liées à l’eau potable, le paludisme, les MST-SIDA ;

  • la difficulté de conservation et de transformation des produits de l’agriculture ;

  • la mauvaise gestion des ressources humaines et financières publiques ;

  • La dégradation de l’environnement due à la présence des réfugiés provenant de la Cote d’ivoire ;

 


 Mamou: Aperçu général
 de la Région et de son potentiel de développement
 
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La Région administrative de Mamou partage, avec celle de Labé, la Région naturelle de la Moyenne Guinée. Elle est située entre les 9ème et 12ème degrés de latitude Nord, et les 11ème et 12ème degrés de longitude Ouest ; et comprend trois Préfectures : Mamou, Dalaba et Pita.

La Région Administrative de Mamou couvre une superficie de 15. 900 km2. Elle est limitée

  • Au Nord par les Préfectures de Lélouma, Labé, Tougué et Dinguiraye,

  • A l’Est par les Préfectures de Dabola et Faranah,

  • Au sud par la République de Sierra Léone

  • A l’Ouest par les Préfectures de Kindia et Télémélé.

Elle abrite une population de 618.218 habitants (RGPH 96), soit une densité moyenne de 39 habitants au KM2.

 

Répartition de la population de la Région de Mamou par préfecture et par sexe

Préfectures

Hommes

Femmes

Total

    %

Superficie Km2

Densité (H/KM2

1

 Mamou

114.964

 121.362

236.326

38,6

8000